Finalement le jour du mariage, le jeune « marié » shibwinga faisait nettoyer la maison qu’il avait construite à son arrivée, selon les modalités décrites, par une femme de son clan pendant que les adultes du village commençaient à se réunir autour de pots de bière, fournis dans la mesure du possible par les deux familles ou par le chef de village, si la famille était trop pauvre. Unjeune Morbihannais a été arrêté jeudi par les gendarmes. Il a reconnu avoir provoqué cinq incendies dans la commune de Saint-Malo-de-Beignon. Le 10 août, un incendie se déclare dans la commune de Saint-Malo-de Lesouvenir de Mauriac. Le 6 juin 1913, François Mauriac épouse Jeanne Lafon. Le mariage est célébré en l'église Notre-Dame de Talence tandis que le repas de noce se déroule au château des Lobligation du repas de mariage - La composition du repas de mariage – L'obligation de répondre à l'invitation au repas du mariage – Les cas dans lesquels il Jai pris un mois de repos mariage. Non pas que nous ayons arrêté d’organiser notre weekend, mais j’ai arrêté toute addiction mariage (entends Pinterest, tous blogs mariage, « 4 mariage pour une lune de miel », etc.) en dehors de l’organisation. Et tu sais quoi, ça m’a fait un bien fou. Bon, tout le stress n’a pas disparu (on 5oct. 2019 - Cette épingle a été découverte par astuces et blagues. Découvrez vos propres épingles sur Pinterest et enregistrez-les. Envoyezun message; Le repas de noces. Le jour "J" Les tables se forment, chacun étant dirigé par les charmantes demoiselles d'honneur. Menu en main on se régale déjà d'avance. Les jeunes mariés prennent la parole, micro en main, pour remercier l'assemblée de sa présence. Ils sont heureux et leur bonheur est communicatif, toute la salle est en joie. La pièce montée ne xj7IIm. La lettre du 18 avril 1858 laissait à la veille de la première entrevue entre le Monsieur qui s’impatientait » et la jeune fille qui s’en remet au Seigneur » voir le billet On marie Caroline. La lettre suivante, parmi celles qui sont conservées, date du 8 mai la décision est prise, les fiançailles ont eu lieu. Cette lettre du 8 mai est, comme la précédente, écrite par Caroline Duméril et adressée à sa cousine et amie Isabelle Latham. Caroline envoie une petite branche de son bouquet de fiançailles, à garder en souvenir. Ensuite, fin mai et début juin, se déroule le récit des préparatifs du mariage, toutes ces cérémonies », comme elle les nomme, qui accaparent Caroline Duméril. Les cadeaux et la corbeille J’ai déjà reçu plusieurs cadeaux dont Mathilde te parlera car je les lui ai montrés en grande partie dans cette intention ; je n’ai pas encore ma corbeille, mais je me doute un peu de ce qu’elle contiendra ; M. Mertzdorff est si bon et si généreux que j’ai grand peine à le retenir. 22-25 mai 1858 Sous le Second Empire, explique Anne Martin-Fugier Les rites de la vie privée bourgeoise », Histoire de la vie privée, 4 De la Révolution à la grande guerre, sous la direction de Michelle Perrot, 1987 la monstration des présents échangés dans les familles bourgeoises au moment du mariage est codifiée. La corbeille est envoyée par le fiancé le jour de la signature du contrat ; elle représente 5% du montant de la dot – soit une année de revenus. Elle est exposée dans le petit salon, comme les cadeaux offerts à la fiancée. J’ai reçu de fort beaux cadeaux, M. Mertzdorff m’a donné de superbes dentelles, toute une parure noire, une garniture blanche pour corsage ; un très beau châle, une montre, un livre de prières, une ombrelle blanche, une voilette délicieuse, un magnifique mouchoir, un bracelet en aluminium, que sais-je moi ? une bague avec un diamant etc. ! Ma belle-mère m’a donné une broche avec des diamants. J’ai reçu un magnifique bracelet, une cafetière en argent, une table à ouvrage en bois de rose, un dessus de pendule en bronze » 12 juin 1858 Dans l’énumération de Caroline Duméril se retrouvent les cadeaux rituellement offerts dentelles, bijoux, bibelots précieux, châles ; manque le missel. Le notaire, le curé, le maire Ce sont les trois personnages qui président à trois étapes cruciales du mariage. Sur ces moments, dans le cas de l’union de Caroline Duméril et Charles Mertzdorff, nous ne savons rien des recherches sur le contrat sont en cours. Les étapes et leur succession sont seulement énumérées dans la lettre du 12 juin 1858 signature du contrat le vendredi 11 juin le notaire s’est déplacé au domicile du grand-père de Caroline Duméril ; lundi 14 juin à 3 heures mariage à la mairie ; mardi 15, à midi, mariage à l’église. Habituellement, à Paris, le mariage civil précède d’un ou deux jours le mariage religieux, avec seulement quatre témoins et quelques proches parents. Entre temps, le 14 juin, Caroline écrit sa dernière lettre de jeune fille au curé de Saint Médard qui l’a élevée moralement », qui lui a montré, par l’exemple, ce que doit faire une âme chrétienne » lettre du 14 juin 1858. Sur la suite des cérémonies, le dîner de 40 personnes à 5 heures, d’autres détails sont donnés. Ce n’est pas une lettre qui présente les invités, mais une feuille manuscrite Repas de noces du mariage de Caroline, en Juin 1858 », qui est transcrite et reproduite sur le site dans la rubrique papiers familiaux, 1858-1883 ». En principe, si les frais occasionnés par le mariage à l’église sont à la charge du marié, le déjeuner est payé par les parents de la mariée. Le repas a lieu, comme la signature du contrat, au domicile du prestigieux grand-père, André Marie Constant Duméril, le savant logé au Jardin des Plantes. Son nom vient en second sur la liste des invités, juste après celui du curé. En quatrième position, avant les oncles et tantes du côté de la mariée, est inscrite Mme Dollfus », alors veuve cette cousine des Duméril, en relation par son mariage avec les Mertzdorff, a joué un rôle d’intermédiaire déterminant. Suivent les noms de parents proches du côté de la mariée Duméril puis du marié Mertzdorff et Heuchel. Au milieu d’eux, les mariés eux-mêmes sont en place 12 et 13. Sont invités des parents plus éloignés qui paraissent se distinguer par leur prestige Hippolyte Comte, avocat et industriel, leur talent le peintre Giuseppe Devers ; l’épouse du sculpteur Charles Cordier ou leur fortune André Fröhlich, gérant des Forges et Fonderies de Montataire ; Louis Sautter, ingénieur centralien, entrepreneur. Enfin, figurent les noms de quelques amis proches la famille Desnoyers, qui dans les années suivantes sera plus proche encore ; les de Tarlé ; les Dunoyer. Trois enfants de 7 à 11 ans mangent à part, dans le cabinet du professeur. Ces invités appartiennent à des mondes très variés au sein de la classe aisée le monde académique et celui de l’entreprise, mais aussi celui des artistes, de l’armée, de la fonction publique, des propriétaires. * Ensuite, les nouveaux mariés partent pour Fontainebleau et l’Alsace1. Pour la nouvelle vie en Alsace, voir le billet “Caroline Duméril, épouse de Charles Mertzdorff“. [↩] Méthode et contenu Les invités du mariage lors duquel la petite Maëlys a disparu ont été entendus par la cour tout au long de la journée ce mardi. L'audience a débuté ce matin avec l'audition des mariés. Cet après-midi, d'autres invités se sont succédé à la barre. Relisez l'audience minute par minute. Au septième jour du procès de Nordahl Lelandais, la cour d'assises de l'Isère va se pencher sur la soirée lors de laquelle Maëlys de Araujo a disparu, le 27 août 2017. Les mariés sont attendus à la barre dans la matinée du mardi 8 février, après les témoignages des proches de la fillette lundi. Des invités présents au mariage témoigneront également tout au long de la journée afin d'établir le déroulé de cette soirée. Suivez cette nouvelle journée d'audience en direct dans notre article. Premier appelé à la barre, Eddy, cousin de Jennifer Cleyet-Marrel, la maman de Maëlys. C’est lui qui se mariait le 26 août 2017 et qui a invité au dernier moment un vieil ami qu’il n’avait pas vu depuis cinq ans, Nordahl Lelandais. "J’ai fait entrer le loup dans la bergerie, a-t-il regretté. Quand les faits sont-là, on tombe de haut". A la fin de sa déposition, il s’est tourné vers l’accusé pour s’adresser directement à lui Si Maëlys ne t’avait pas arrêté, tu aurais fait quoi encore ? C’était quoi ton objectif ? Tuer et violer encore ? Moi, je ne te reconnais pas ». L’accusé, lui, est resté silencieux. Sa femme, Anne-Laure, a elle livré son ressenti sur le procès de l’ancien militaire. Il ne va pas être jugé pour tous ses crimes, a-t-elle déclaré avec amertume. Il n’est pas jugé pour les dommages collatéraux dont on fait partie, pour toutes les séquelles psychologiques, pour les vies brisées ». C’était une magnifique soirée de mariage jusqu’au raz-de-marée qui a renversé ma famille. » Cinq invités du mariage sont venus témoigner devant la cour d’assises au fil de la journée. Membres de la famille de la fillette ou ex-amis de Nordahl Lelandais, ils ont listé les interactions entre la victime et l’accusé. L’un entend Maëlys l’appeler tonton », une autre les aperçoit jouant au ballon et un dernier voit Lelandais lui montrer des photos de ses chiens sur son téléphone. C'est un mariage, on ne pense pas au pire », reconnaît un invité. Sur les coups de 3 heures du matin, la noce bascule. La petite Maëlys est introuvable. Les invités se mobilisent les uns après les autres pour mener les premières recherches. L’ambiance est lourde, on se demande ce qui arrive, a relaté un invité. Quand on commence à chercher dans des chambres froides et des poubelles, c’est l’enfer. » L’accusé a quitté la salle des fêtes sans participer aux recherches, selon un témoin. Le dernier souvenir de lui que j’ai, c’est une Audi A3 qui quitte la salle des fêtes juste avant l’arrivée des gendarmes. A ce moment-là, j'ai pensé qu'il partait parce qu'il avait de la coke dans sa voiture. » En toute fin de journée, Nordahl Lelandais a été invité à s'exprimer sur la conversation qu'il a eue avec Maëlys le soir du drame. A demi-mots, il a confirmé lui avoir demandé de sortir par une autre porte de la salle pour, dit-il, "lui éviter de se prendre les pieds dans les câbles du DJ". En revanche, il maintient qu'un autre enfant, "un petit garçon blond" était monté dans sa voiture avec la fillette. A ce jour, aucun élément de l'instruction n'a permis de confirmer la présence de cet enfant. 18h26 L'audience est suspendue. Elle reprendra demain, mercredi 9 février, à 9 heures. 18h23 Jacques Dallest, l’avocat général, demande à l’accusé comment Maëlys s’est intéressée à ses chiens. "Quand j’étais assis à la table des mariés, j’avais mon téléphone posé, j’ai appuyé sur l’écran pour regarder l’heure. A ce moment là, la petite est passée sur le côté et a vu mes chiens sur l’écran d’accueil" explique l'intéressé. "Pourtant on dit de Maëlys qu’elle ne va pas facilement vers les adultes qu’elle ne connaît pas" relance l'avocat général. "Je suis formel, j’ai appuyé sur le bouton et elle l'a vu en passant" confirme Nordahl Lelandais. 18h12 La présidente demande maintenant à l’accusé s’il maintient sa version concernant la présence d’un petit garçon blond dans sa voiture aux côtés de Maëlys. "Oui, la petite Maëlys jouait avec un garçon blond au ballon juste avant et ils ont voulu voir les chiens. J’ai ouvert ma voiture pour montrer que les chiens n'étaient pas là, ils ont voulu regarder" répond-il, en bottant en touche. Valérie Blain rappelle qu'à ce jour, aucun élément de l’instruction ne confirme la présence de cet enfant. "Moi je me souviens bien d'un petit blond qui est monté dans ma voiture !" assure l'accusé. 18h06 La présidente de la cour, Valérie Blain, demande à Nordahl Lelandais de s’exprimer. Il confirme à demi-mot les propos de Michaël oui, il a bien demandé à Maëlys de faire le tour pour ne pas passer par l’entrée principale de la salle des fêtes. Selon lui, c'était pour lui éviter de se prendre les pieds dans les câbles du DJ. 18h02 "J’ai apporté cette information aux enquêteurs, car il Lelandais, ndlr a dit le lendemain qu’il n’avait pas parlé avec Maëlys" justifie Michaël. Me Jakubowicz termine son interrogatoire et s’excuse. "Si je vous ai heurté tout à l’heure, ce n’était pas mon intention" assure-t-il avant de libérer le témoin. Avant de quitter la barre, ce dernier se tourne vers la famille de Maëlys pour "présenter ses sincères condoléances". 17h58 Me Jakubowicz décortique toujours le procès-verbal du témoin, qui détaille l’échange surpris entre Nordahl et Maëlys. "Vous dites ne pas avoir entendu leur conversation puis ensuite vous affirmez avoir entendu l’échange entre eux ?". "J’étais dans la voiture puis je suis sorti à ce moment-là, se justifie Michaël, qui commence sérieusement à perdre patience. C’est là que je les ai vu tous les deux devant la porte du DJ". 17h46 "Sur 4 procès-verbaux, vous produisez 4 versions différentes. C’est assez problématique, attaque Me Jakubowicz, l’avocat de la défense. Nous sommes le 27 août, tout le pays commence à se demander où est cette enfant. Vous êtes interrogé et vous dites avoir vu Maëlys pour la dernière fois dans les toilettes. Et le lendemain, vous dites que vous l’avez vue plus tard sur le parking avec Nordahl Lelandais ! Expliquez-vous monsieur, car cette contradiction est énorme". "Arrêtez vos âneries, déjà vous me respectez !Je n’ai tué ni violé personne moi !" rétorque le témoin, visiblement déstabilisé par le ton véhément de l'avocat. "Je vous respecte totalement mais nous avons là une contradiction au cœur de nos débats" enchaîne Me Jakubowicz en haussant la voix. La tension monte entre le témoin et l’avocat de la défense, qui se défient du regard. "Monsieur a répondu, tempère la présidente de la cour. Il dit qu’il a d'abord tu ce dernier détail la conversation entre l'accusé et Maëlys, ndlr pour ne pas mettre dans l’embarras Mr Lelandais". "La question est de savoir quand il a vu la petite fille pour la dernière fois, répète l’avocat. Je demande tout à fait respectueusement à ce monsieur quelle est la bonne version". 17h42 Jacques Dallest, l’avocat général, interroge le témoin sur ce qu’il savait des actes de violence de l’accusé. Il évoque brièvement l’incendie du restaurant où il travaillait, puis l’agression d’une autre personne. Mais il reconnait ne pas avoir été témoin direct de ces faits. "Est-ce que vous le trouviez impulsif ?" demande l’avocat général. "Moi non, je ne l’ai jamais vu comme ça" assure le témoin. 17h38 La rencontre entre Michaël et Nordahl Lelandais à la station de lavage est à nouveau abordée. Le témoin s’est demandé pourquoi l’accusé lavait sa voiture ce jour-là, alors que tout le monde était inquiet pour la fillette. "Mais je n’ai rien remarqué de bizarre dans son attitude" souligne-t-il. 17h32 Michaël relate ses sentiments suite à la disparition de l’enfant. "Au début, on se dit qu’elle s’est endormie quelque part. Puis le temps passe, l’inquiétude monde et la gendarmerie arrive". Le témoin du marié explique avoir continué à chercher l’enfant "malheureusement sans succès". Puis il raconte avoir été auditionné une première fois par les gendarmes le dimanche à 16h, comme la plupart des invités. La mairie de Pont-de-Beauvoisin avait été réquisitionnée pour l’occasion. 17h25 Me Rajon, avocat de la mère de Maëlys, interroge à présent le témoin sur son état de santé au mariage. Ce dernier assure ne pas avoir consommé d’alcool car il était "malade" et "sous antibiotiques". Il reconnait avoir tiré sur un joint mais assure avoir eu l'esprit clair pendant la soirée. 17h22 Michaël raconte avoir eu des doutes sur Nordahl Lelandais lorsque ce dernier a assuré qu’il n’avait jamais parlé à la fillette et qu’il avait participé aux recherches. "C’est le petit truc qui fait que le lundi, je prends la décision de recontacter les gendarmes" justifie le trentenaire. 17h16 La présidente questionne à nouveau le témoin sur l’échange qu’il a surpris entre Nordahl et Maëlys. Une vue aérienne de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin est ensuite présentée. A l'aide d'un pointeur laser, Michaël montre l'endroit où il a vu l'accusé converser avec la fillette. 17h08 Michaël revient maintenant sur le lendemain du mariage, le dimanche 27 août. "J’ai fait le plein à la station essence et c’est là que j’ai vu Nordahl Lelandais laver sa voiture" raconte-t-il. Les deux hommes échangent de banalités puis Michaël quitte la station. "Je me suis demandé pourquoi il lavait sa voiture aussi loin de chez lui. La nuit j’ai cogité et le lendemain aussi. Donc j’ai demandé à mes amis ce qu’ils pensaient de cette situation, si je devais en parler ou non. Le marié m’a dit que tout ce qui pouvait aider l’enquête devait être dit. Donc j’ai contacté la gendarmerie des Abrets qui m’a convoqué immédiatement". 16h58 Le dernier témoin de la journée s’approche de la barre. Michaël, 37 ans, était l’un des témoins du marié. Il est le frère de Kévin, entendu plus tôt dans l’après-midi et aussi "un ex-ami- de l’accusé". Il explique qu’il était malade le jour de la noce et qu’il a passé la soirée à faire des aller-retour entre la salle des fêtes et sa voiture pour se reposer. "J’ai entendu l’accusé demander à Maëlys de passer par l’entrée du DJ tandis que lui passait par l’entrée principale. Après je suis retourné me poser dans ma voiture et ma compagne m’a réveillé plus tard pour me dire qu’une enfant avait disparu". A l’instar de son frère Kevin, il assure que l’accusé n’a pas participé aux recherches avec eux. Cette version contredit celle de Nordahl Lelandais, qui disait avoir cherché l'enfant en compagnie de ses amis. 16h55 Des photos de l’accusé prises le soir du mariage sont présentées au témoin. On y voit Nordhal Lelandais vêtu d’un bermuda et d’un tee-shirt bleu. L’avocat de la défense lui demande s’il a vu des photos de l’accusé dans la presse, avant de l’identifier formellement auprès des gendarmes comme celui que la fillette avait appelé "tonton". "Je ne sais plus" souffle Anthony. "Donc ce n’est pas impossible" conclut Me Jakubowicz avant de se rassoir. 16h48 Me Jakubowicz revient sur les déclaration du témoin après le drame. Interrogé par les gendarmes le lendemain du mariage, ce dernier déclare ne rien avoir vu d’anormal. C’est seulement le 31 août, lors d’une nouvelle audition, qu’il raconte avoir entendu Maëlys dire à Nordahl Lelandais "arrête Tonton". Face à l’avocat de la défense, il reconnait avoir parlé de cette scène à sa compagne le soir du drame. "Pourtant, votre compagne ne va pas en parler non plus lorsqu’elle est interrogée juste après la disparition. De tous les deux, il n’y en a pas un seul qui a l’esprit de dire qu’il avait vu Maëlys à l’entrée avec un type qu’elle appelait tonton ?" demande Me Jakubowicz. Anthony rougit et semble gêné. Sa réponse est à peine audible "Je suis sûr qu’elle l’a appelé tonton". 16h30 L’audience reprend. Anthony, un ami des mariés lui aussi présent lors de la soirée de mariage, est appelé à la barre. Il raconte qu’il a entendu Maëlys appeler Nordahl "tonton" pendant la soirée. Mais il a attendu quatre jours avant d'en parler aux gendarmes. La présidente lui demande pourquoi il n’a pas parlé plus tôt de cette "information cruciale". Il répond que ça a mis du temps à "revenir". 16h04 L’avocat de la défense souhaite lui aussi questionner le témoin. Kévin est invité à donner de nombreux détails sur le déroulé de la soirée. Puis il quitte la barre. L'audience est suspendue et reprendra à 16h30 avec l'audition de deux autres invités du mariage. 15h59 Après les questions de la présidente, c’est au tour du collaborateur de Me Rajon d’interroger Kévin. Les mains enfoncées dans son pull bleu vif, le trentenaire revient sur les premières recherches, peu après que la disparition de Maëlys ait été signalée. Il se souvient aussi d'un coup de téléphone, le lendemain, de Nordahl Lelandais où ce dernier lui demande si la fillette a été retrouvée. "Puis il nous a rejoint sur le parking de la mairie et nous a fait la bise comme un lâche. Pour monter son alibi, il nous a utilisé. Encore maintenant, il joue avec tout le monde". 15h50 Le témoin explique avoir ensuite perdu de vue l’accusé pendant la soirée. Il se souvient l’avoir croisé dehors, alors qu’il fumait un joint. "Nordahl a refusé de fumer et a dit qu’il ne touchait plus rien" détaille-t-il. "Et au moment de la disparition, est-ce que vous vous trouvez avec Nordahl ? Car il dit qu’il a cherché la petite avec vous et votre frère ?" demande la présidente. "Pas du tout, réfute le témoin. Oui j’ai cherché avec mon frère, mais il n’était pas avec nous. Le dernier souvenir de lui que j’ai, c’est une Audi A3 qui quitte la salle des fêtes juste avant l’arrivée des gendarmes. A ce moment là, j'ai pensé qu'il partait parce qu'il avait de la coke dans sa voiture". 15h38 Un nouveau témoin, gardien dans une résidence pour personnes âgées, se présente à la cour. Il s’agit de Kévin, 34 ans. Frère de l’un des témoins du marié, il explique avoir été invité au vin d’honneur. Tout comme l'accusé, il n’était pas invité au repas mais obtient l’autorisation du marié de revenir en fin de soirée. "On s'est mis d'accord avec Nordahl Lelandais pour se retrouver vers 23h30 / minuit sur le parking et faire la fête" se souvient-il. 15h34 Me Rajon interroge sa cliente. Il revient sur la notion de "proximité" entre Nordahl et sa fille, caractérisée selon lui par le surnom de "copain", par le sujet des chiens et par l’invitation de Maëlys à rencontrer l’accusé. Jennifer Cleyet-Marrel approuve sa théorie et retourne prendre place sur le banc des parties civiles. 15h26 Me Jakubowicz, l’avocat de la défense, prend le micro. Des rires surviennent dans la salle. "J’aimerais bien poser mes questions sans ces rires sarcastiques à chaque fois que je prends la parole, s’agace-t-il. Je trouve ça extrêmement désagréable et ça nuit à la sérénité de ces débats". Puis il interroge la mère de la victime sur la notion de "tonton" et de "copain" et veut savoir pourquoi la petite fille a surnommé ainsi l'accusé. Jennifer Cleyet-Marrel répète que Maëlys et Nordahl Lelandais avaient sans doute fait connaissance avant la scène de la table, mais ne sait pas exactement quand. "C'est lui qui a approché ma fille et ce n'est pas ma fille qui est allée vers lui. Je pense qu'il l'a attirée vers lui en lui parlant des chiens" argumente-t-elle. La présidente émet l'idée que Maëlys et Nordahl Lelandais auraient pu se rencontrer pendant le vin d'honneur. La mère de la fillette approuve cette possibilité, mais reconnait n'avoir rien remarqué. 15h15 La présidente rappelle Jennifer Cleyet-Marrel à la barre. Elle lui demande de raconter à nouveau "la scène de la table" car son témoignage contredit la version de David, son cousin, également témoin de la scène. "Je me suis levée pour aller aux toilettes et j’ai croisé ma fille, explique la mère de famille. Elle revenait de la salle des enfants et m’a demandé si elle pouvait voir les chiens de son copain. Et je l’ai accompagnée". A son tour, elle s’appuie sur le plan de table pour monter son déplacement. Les versions de Jennifer et David divergent sur un fait Maëlys a-t-elle rejoint la table de l’accusé avec sa mère ou était-elle déjà en train de converser avec lui lorsque sa mère est arrivée ? En tout cas, la mère de la fillette n'est "pas d'accord" avec son cousin. Selon elle, Maëlys n'est pas allée seule discuter avec l'accusé à sa table. Mais elle reconnait qu'ils avaient déjà fait connaissance, car la petite fille a parlé de son "copain". 15h08 Un plan de la salle est projeté sur l’écran géant. Le témoin est invité à montrer la sortie du parking. " L’ensemble des gens qui partent doivent donc longer les bâtiments pour sortir avec leur véhicule" souligne l'avocat de la défense. 15h05 L’avocat de Nordahl Lelandais veut savoir à quel moment s’est produite "la scène de la table" lorsque Maëlys et sa mère ont regardé les photos de chiens sur le téléphone de l’accusé. "Voilà la faiblesse du témoignage humain et ses limites" démontre l’avocat, lorsque le témoin reconnait ne pas se souvenir de l’heure exacte. 14h50 Me Jakubowicz, l’avocat de Nordahl Lelandais, se lève pour poser des questions. Il veut savoir à quelle table était assis le témoin pendant le mariage, et où il se trouvait par rapport à l’accusé. La présidente Valérie Blain demande à ce que soit projeté le plan des tables, qui portaient toutes des noms de massifs. Avec un laser, David montre sa chaise ainsi que celle de l’accusé. Puis il retrace le déplacement de sa cousine, qui a rejoint sa fille à la table de Nordahl Lelandais. "Le diable se cache dans les détails" assume l'avocat, qui demande de nombreux éléments au témoin. Il veut montrer que ce dernier n'était pas bien placé pour voir toute la scène. 14h45 C’est au tour de Me Caroline Remond, avocate des petites cousines de l’accusé, d’interroger le témoin. "Vous avez employé énormément de superlatifs dans votre déposition, vous êtes le témoin qui exprime le plus sa colère depuis le début" analyse l’avocate. "Ca fait 4 ans que ça bout à l’intérieur, et qu’on a énormément de choses à exprimer. On ne peut pas se retenir" reconnait-il. Puis il est invité à parler des trois moments où il a croisé l’accusé pendant la noce. "Avait-il l’air bourré ou sous l’effet de la drogue ?" demande Me Remond. "Non pas plus que ça" répond le témoin. 14h37 A la demande de Me Rajon, le témoin raconte "l’après". Il décrit son sentiment d’impuissance, son incapacité à aider ses proches plongés dans une attente interminable. Il explique aussi avoir souffert des commentaires publiés sur les réseaux sociaux. "On s’est fait insulter, j’ai reçu des menaces. On a raconté que j’avais enlevé la petite sur Twitter, dénonce-t-il. Ce sont les à-côtés de l’affaire qui font qu’on se sent impuissant mais aussi pris à partie par des gens qu’on ne connaît même pas". David, qui raconte avoir été très actif sur les réseaux sociaux au moment de l'enquête, parle par exemple d’un message malveillant envoyé par le frère de Nordahl Lelandais. "C’était des provocations pour me faire péter un plomb" résume-t-il. 14h30 L’un des collaborateurs de Me Rajon, avocat de la mère de Maëlys, demande au témoin de revenir sur le moment où tout a basculé. "Quelle est l’ambiance à ce moment-là ? Comment se comportent les uns et les autres ?" questionne-t-il. "L’ambiance est lourde, on se demande ce qui arrive. Et plus on cherche, plus on se dit que ce n’est possible, qu’on est pas en train de vivre ça, relate le quadragénaire, avec un débit très rapide. Quand on commence à chercher dans des chambres froides et des poubelles, c’est l’enfer. On voit ses parents qui sont désœuvrés, paniqués. Tout le monde pleure, les grands-parents reviennent. C’est la panique". 14h23 A la demande de la présidente, il revient sur le moment où il a vu Jennifer Cleyet-Marrel rejoindre sa fille, qui était en train de regarder les photos de chiens sur le téléphone de l'accusé. Il reconnait que rien ne lui avait paru suspect à ce moment-là. "C'est un mariage, on ne pense pas au pire, ajoute-t-il. Pour moi, à la base c'est une scène lambda". Puis il explique y avoir repensé après la disparition de la fillette. "C'est une gifle, on essaye de tout se remémorer mais au bout d'un moment, on ne sait plus" reconnaît-il. 14h20 La présidente interroge le témoin sur la personnalité de Maëlys. Il présente une enfant timide, réservée, à qui il faut "du temps" pour être en confiance. 14h15 Le premier témoin à déposer cet après-midi était présent lors du mariage au cours duquel Maëlys a disparu. Il s’agit de David, un homme de 41 ans tout vêtu de noir. Il se présente comme le cousin de Jennifer Cleyet-Marrel, la maman de la fillette. "C’était une magnifique soirée de mariage jusqu’au raz-de-marée qui a renversé ma famille" raconte-t-il. Il se souvient avoir vu Maëlys et sa mère regarder les photos de chiens sur le téléphone de Nordahl Lelandais au cours de la soirée. Puis il raconte les premières recherches, lorsque les invités se sont rendu-compte que la fillette avait disparu "On a commencé à chercher sous les tables, elle n’était pas là. Puis arrive le moment où on commence à faire les extérieurs, à chercher dans le parking. Je me suis retrouvé à chercher dans un champ, puis au bord d’une rivière à crier son nom dans la nuit. Et aucune réponse". 14h10 La cour vient de prendre place, l’audience reprend. Après les dépositions des mariés et d’une de leurs invités ce matin, d’autres témoins doivent se relayer à la barre pour raconter la soirée au cours de laquelle Maëlys a disparu. 12h14 - Me Jakubowicz souligne qu'il s'agit de photomontages pornographiques et non pédopornographiques. "Le point sordide, dégueulasse, sur lequel tu as été interrogé est circonscrit à ton obsession du sexe féminin d'une femme ?", demande-t-il à son client. "Bien sûr", répond Lelandais. L'audience est suspendue. Elle reprendra à 14 heures. 12h12 - Me Boguet interroge l'accusé sur son "rapport extrêmement sexualisé aux autres", évoquant notamment la vingtaine de photomontages pornographiques retrouvés dans son ordinateur. Il le reconnaît. "Ca n’a pas toujours fonctionné comme ça, nuance Lelandais. En 2016, 2017, je reconnais l’avoir fait." Il fait référence à ces deux années comme étant les dernières qu'il a passées en liberté. Deux années également marquées par des "ruptures sentimentales". 12h06 - La présidente demande à Lelandais de se lever. Elle questionne l'accusé sur des contacts qu'il a entretenu avec Jeanne* le prénom a été changé une ex-collègue de la témoin qui vient de quitter la barre. Jeanne a affirmé que Lelandais l'avait draguée lourdement. La présidente indique qu'entre autres photos pornographiques, des photomontages ont été retrouvés dans l'ordinateur de Nordahl Lelandais. Une "photo pornographique" où a été apposé le visage de Jeanne est notamment découverte. "Je la trouvais jolie", se défend l'accusé. "C'était quelque chose qui me plaisait." 11h57 - Nordahl Lelandais a-t-il vraiment joué au ballon avec Maëlys ? "Il lui a fait plusieurs fois la passe", affirme la témoin auprès de Me Jakubowicz. L'avocat de la défense se demande si l'accusé ne lui a pas simplement "fait une passe", une nuance selon lui "extrêmement importante". 11h50 - Questionnée par Me Rajon, la témoin affirme avoir été "harcelée" par le frère de Nordahl Lelandais sur son lieu de travail. L'avocat de l'accusé, Me Jakubowicz, s'adresse à présent à elle pour revenir sur ces faits. Il souligne qu'elle a déposé plainte contre le frère de Lelandais, il a été relaxé. La jeune femme précise que le parquet a fait appel de cette décision. 11h47 - Pour la témoin, Maëlys était une petite fille "souriante", mais surtout "très méfiante". Quant à elle, depuis cette soirée de mariage, elle dit n'avoir "plus confiance en personne". "On est un peu des dommages collatéraux. La famille adverse n’est pas la seule à souffrir. Nous aussi on subit les conséquences, le harcèlement. On se fait insulter, on vient me harceler sur mon lieu de travail", affirme la jeune femme. 11h43 - Interrogée par Me Rajon, l'avocat de la mère de Maëlys, la témoin revient sur la chronologie des faits. "Quand elle disparaît, on cherche pendant un bon moment. A l’arrivée des gendarmes, on est un peu perdus", se rappelle-t-elle. La jeune femme revient sur sa première audition par les gendarmes, quelques heures après la disparition de Maëlys. "J'étais là sans être forcément là", ajoute la témoin. 11h35 - Aux premiers instants de l'enquête sur la disparition de la fillette, la témoin ne signale pas cette interaction avec Nordahl Lelandais. La présidente cherche à comprendre pourquoi. "Je n'y ai pas pensé", se justifie la jeune femme. 11h33 - La jeune femme, qui se présente comme la cousine de Maëlys, a vu Nordahl Lelandais jouer au ballon avec la fillette au cours de la soirée. Elle ne connaissait pas l'accusé avant de le croiser au mariage. 11h28 - L'audience est reprise. Une invitée du mariage lors duquel la petite Maëlys a disparu se présente à la barre. 11h02 - "On pensait le connaître", regrette Anne-Laure, questionnée par Me Jakubowicz. L'avocat lui demande si elle a vu Nordahl Lelandais s'adresser à Maëlys au cours de la soirée. Elle réfute. L'audience est suspendue, elle reprendra à 11h20. 10h53 - Elle décrit Nordahl Lelandais, quelqu'un de "très jovial, un bon vivant, qui aimait faire la fête" bien qu'"un peu vantard". La mariée se questionne sur les actes qui sont reprochés à l'accusé. "Est-ce qu’il a toujours été comme il est aujourd’hui et on ne l’a pas perçu quand on avait 20 ans ? Je ne sais pas, et c’est une question qui me triture." 10h47 - La mariée évoque la "noirceur" de l'accusé et sa "dangerosité". "Il ne va pas être jugé pour tous ses crimes. Il n’est pas jugé pour les dommages collatéraux dont on fait partie, pour toutes les séquelles psychologiques, pour les vies brisées. Oui, il est dangereux, il nous a dupés et on le regrette amèrement", affirme-t-elle. 10h41 - Lelandais se rassoit. C'est au tour d'Anne-Laure, la mariée, de témoigner devant la cour. 10h37 - La présidente demande à l'accusé de se lever. Elle l'interroge sur les raisons de sa présence au mariage alors qu'il n'y était à l'origine pas invité. "Quand je l’ai le marié, ndlr appelé, c’était pour le féliciter. De la conversation, il m’a proposé de passer au vin d’honneur", répond Lelandais qui se dit "un petit peu" contrarié de ne pas avoir été convié dans un premier temps. 10h30 - Me Jakubowicz interroge le témoin sur sa perception de Nordahl Lelandais. "L’homme que vous avez connu 5 ans avant les faits n’est pas capable de commettre l’abomination qui l’amène ici aujourd’hui ?", demande l'avocat. "C’était le Nordahl avec qui ça se passait bien avec les enfants, avec tout. Quand j’entends ce qu’il a fait à des petites filles, ça me fait froid dans le dos ... Comment on peut, avec autant de discernement, autant de maîtrise, duper tout le monde ?", répond le marié. Me Jakubowicz tente de revenir aux faits. 10h22 - Le témoin s'adresse à Nordahl Lelandais, assis dans le box des accusés. "Si Maëlys ne t’avait pas arrêté, tu aurais fait quoi derrière ? C’était quoi ton objectif ? Tuer et violer encore ? Moi, je ne te reconnais pas", lance-t-il. 10h17 - "Il est peut-être venu au mariage avec une autre idée en tête que de faire la fête", se demande le témoin, questionné par Me Remond. Le marié se questionne sur l'état de Nordahl Lelandais à la fin du mariage, ce dernier affirmant avoir vomi. "J’arrive à reconnaître une personne qui a consommé trop d’alcool. Là, il allait très bien. Comme une fin de soirée sans avoir fait d’excès", remarque-t-il. 10h12 - "Vous finissez tous, les uns après les autres, par culpabiliser sur la situation. C’est d’ailleurs ce qui interpelle", remarque Me Boguet, l'avocat du père de Maëlys, à propos des dépositions des différent témoins. "Est-ce qu’au-delà de la colère que vous avez exprimée, on pourrait parler d’un sentiment de trahison ?", demande-t-il au marié. "Au début, j’ai eu ce sentiment de trahison. Mais quand on brosse son portrait, c’est une personne que je ne connais pas. Il nous a dupé pendant combien d’années ? Je ne sais pas", se questionne Eddy. 10h05 - Me Rajon, l'avocat de la mère de Maëlys, tente de comprendre pourquoi le témoin a invité Lelandais à son mariage alors qu'il ne l'avait pas vu depuis plusieurs années. "Il connaissait du monde, il y a une confiance qui s'installe", se justifie-t-il. 9h57 - "Ça me fait mal qu’il essaye de se cacher derrière la drogue, l’alcool", réagit le témoin. Il évoque quelqu'un qui pouvait se montrer "bagarreur", qui "aimait plaire". Au mariage, alors qu'il n'avait pas vu Lelandais depuis 5 ans, Eddy ne remarque pas de changement dans la personnalité de l'accusé. "J'avais l'impression que c'était la même personne. Pour moi, rien n'avait changé", affirme-t-il. 9h45 - "Mis bout à bout, il y avait quand même beaucoup d’éléments où j’avais des doutes", poursuit le marié. Il apprend que Lelandais a minutieusement nettoyé sa voiture le lendemain de la disparition de Maëlys. Et toujours aucun appel de sa part. "Pour un ami, c’est quand même bizarre. L’indifférence qu’il avait à ce moment-là, c’est encore un voyant qui s’est allumé", ajoute Eddy qui a longtemps eu des doutes sur l'implication de l'accusé, sans vouloir y croire. "Quand les faits sont là, on tombe de haut." 9h38 - "Quand on nous dit que Maëlys a disparu, on n’y croit pas", se rappelle le quadragénaire. "Pendant un quart d’heure, je n’y crois pas. On ne la trouve pas, donc on commence à s’affoler. On ne comprend pas." Au cours des recherches, il croise Nordahl Lelandais qui lui dit ne pas avoir vu la fillette. Le marié a rapidement "ciblé" l'accusé dans ses déclarations aux gendarmes. Son comportement le questionne, notamment son départ au beau milieu des recherches. "Le connaissant, il est toujours en train d’aider les autres. Normalement, il serait parti chercher ses chiens pour nous aider", poursuit le témoin. 9h32 - Le témoin connaît Nordahl Lelandais depuis une vingtaine d'années. Au fil du temps, ils se perdent de vue. Mais trois jours avant son mariage, Eddy reçoit un appel de Lelandais. Il lui propose de venir pour l'apéritif. Tous deux ne s'étaient pas revu depuis cinq ans. Puis Lelandais est invité pour le gâteau et la fin de la soirée. 9h27 - Eddy, le marié, témoigne en premier pour faire part de la "colère" qu'il éprouve depuis 4 ans. "J’éprouve de la colère parce que j’ai fait rentrer le loup dans la bergerie. J’avais une certaine confiance en lui. Mes amis, ma famille, avaient confiance en moi", regrette le témoin. "Je suis là devant vous mais je ne crois pas en la justice en France. Il n’aura jamais les peines que j’estime qu’il devrait avoir. Il a touché tellement de familles, des préjudices partout. Sa peine ne sera jamais, pour moi, assez haute", dit-il froidement. 9h17 - L'audience est reprise pour cette septième journée du procès de Nordahl Lelandais. Les mariés sont attendus à la barre ce matin pour revenir sur la soirée de l'enlèvement de Maëlys de Araujo à Pont-de-Beauvoisin le 27 août 2017. Vous voulez que votre réception soit la plus prisée du siècle La chose la plus importante pour marquer une célébration de mariage fabuleuse est de faire en sorte que les choses arrivent au bon moment. Voici un descriptif d’une chronologie »de mariage classique L’Heure du Cocktail Après avoir été unis mari et femme, les nouveaux mariés sont souvent les premiers à quitter la cérémonie, pour rejoindre le photographe pour avoir des photos ensemble avant que la fête ne commence. Vos invités se dirigeront vers le site de réception pour les cocktails. Selon le planning de l'événement, votre cocktail commencera immédiatement si la cérémonie et la réception sont au même endroit, ou plus tard selon le lieu. Le cocktail constituera le début de votre réception et durera pendant au moins une heure. Les apéritifs et autres boissons seront servis, ce qui permettra aux invités de se mettre dans l’ambiance. N'oubliez pas le Bonjour à tous vos invités est essentiel! Le mieux pour dire bonjour à vos invités est de former une sorte de ligne à l'extérieur de l’église, à la sortie de la cérémonie pour afin de saluer chacun d’eux avant la fuite. Beaucoup de couples de nos jours optent pour cette ligne de réception de post-cérémonie, plutôt que d’aller de table en table pendant le dîner. Mais si vous ne le faites pas ainsi, vous serez obligés de leur dire bonjour de la seconde façon. La Danse d'Arrivée des Nouveaux mariés Voici la partie où les jeunes mariés font leur grande entrée. Le coordinateur s'assurera que les invités sont placés avant votre arrivée. Généralement, les deux familles proches du marié et de la mariée entrent en scène puis c’est au tour des mariés pour la première fois annoncés comme étant mari et femme de faire leur entrée. Dans beaucoup de cas, votre première danse commencera sous les projecteurs et certainement en compagnie du père de la mariée qui ouvre traditionnellement le bal. Normalement, il faut attendre que le repas soit servi, mais comme très certainement chacun vous acclamera lorsque vous entrerez dans la salle de réception, le mieux est d’utiliser les acclamations pour vous lancer ! Les Acclamations & les Toasts Suite à votre première danse, vous pourriez vouloir profiter de l'occasion - pendant que tous les yeux sont encore rivés sur vous et que personne n'a encore eu trop le temps boire - pour remercier chacun en masse de prendre part à votre mariage. Un membre de la famille, souvent un parent de la jeune mariée, portera un toast et le père de la jeune mariée remercieront des invités pour leur présence et inviteront chacun à apprécier le repas de fête. Le Repas Prendre son temps pour apprécier le plat principal c’est essentiel. Si vous proposez un repas assis, le mieux serait de mettre une musique de fond pas trop forte non plus. Si vous avez opté pour un buffet, votre coordinateur dictera le timing exact pour les rotations de chaque table afin que ce ne soit pas trop le désordre et puis mieux vaut être organisé pour un repas de mariage. Même si tout le monde sait que les jeunes mariés ont besoin de faire tout possible pour accéder à leurs sièges et manger et que par conséquent, ils n’auront pas un seul moment à eux, même pendant le repas ! Le début de la soirée . Dès que les plats de dîner sont enlevés, les nouveaux mariés devraient être les premiers sur la piste de danse et donc les invités sauront qu’il est temps de commencer la fête. La musique s'arrêtera pour n'importe toutes les activités que vous avez planifiées aussi connues que le lancer de bouquet, la jarretière, les cadeaux de pièce maîtresse et toutes els autres activités auxquelles vous aurez pensé. Si vous voulez vraiment lancer le bouquet, assurez-vous d’avoir un bouquet en plus afin de garder votre bouquet original comme un objet précieux. La Découpe du Gâteau Environ une heure avant que la conclusion de la réception, quand le fête commence à devenir un peu trop désordonnée il faut commencer à préparer les tables pour le café et au dessert. Comme la découpe du gâteau indique généralement aux invités que la fête va bientôt se terminer, soyez sûrs de ne pas faire cela trop tôt au risque de voir partir tous vos invités après avoir mangé le dessert. La Suite de la fête Dès que le gâteau est coupé, la musique peut recommencer le droit et la fête peut continuer, vous aurez porté un toast avec des flutes à champagne spécialement conçues à cet effet. Le top c’est d’avoir le set de couverts pour découper le gateau assorti aux flutes à champagne pour les deux mariés. Dernière Danse Mettez fin à votre mariage de façon gaie et choisissez une chanson qui laissera une impression de bonheur partagé. Vous voudrez peut être que chacun danse sur une chanson entrainante, choisissez ainsi quelque chose de rapide et qui rappelle que c’est la fête. Les adieux Maintenant le temps est venu de dire au revoir à chacun de vos invités. Votre coordinateur conduira chacun dehors pour que vous fassiez votre grande sortie de la réception, et que les amis et la famille puissent faire voler des bulles et vous acclamer ce qui vous prouvera que votre célébration est réussie ainsi que votre avenir ensemble. les visiteurs ont aimé et passé beaucoup de temps à lire les panneaux réalisés par Christine et Yvonne. il s'en disait des choses autrefois ! il doit s'en dire encore de nos jours .... prenez le temps de lire, cela vaut le détour ! Rencontres C’est en se rendant aux fêtes religieuses que les jeunes gens avaient la meilleure occasion de faire connaissance. Là s’effectuaient les premiers contacts sérieux, les premiers engagements, sous l’œil attentif de toute une communauté. Lorsqu’un jeune homme avait remarqué une jeune fille qui lui plaisait, il lui prenait son parapluie et ils se promenaient tous les deux. A partir de ce jour, on devenait des amis ,puis la journée terminée, il lui offrait une consommation à l’auberge, ou des bonbons ou gâteaux. Parfois il la raccompagnait chez elle. Les autres possibilités de rencontre étaient les grands travaux battages, arrachage de patates fouieries ou de betteraves, mèneries de buée lessive, pileries de place, etc. Le mariage, les galants et les filles à marier Pour les campagnards, le type de la beauté féminine n’est pas la grâce ou la gentillesse c’est la force et l’air de santé une fille robuste, forte en chair et haute en couleur, est toujours recherchée. On dit d’elle - Olle a belle conscience, olle ben pommée, c’est-à-dire elle a une belle poitrine - Olle ben foutue su’ son bois elle est droite et de bonne mine - C’est une belle coiffe - C’est un biau cotillon - C’est un biau brin de fille - Olle a la joe joue su’ l’œil elle a les yeux vifs Voici quelques autres dictons - Elle a été élevée avec du lait doux elle a été gâtée - Se fait périer prier n’en voit ben que c’est eune belle fille - La p’us arroséelouée n’est pas la première mariée - Elle est belle au coffre, et belle dans l’armoire Elle est riche , mais laide - Qui qu’olle a ? son cu et sa chemise elle est pauvre,et par conséquent, n’est pas fort souhaitable La demande en mariage La discussion des intérêts se fait souvent comme un marché. Voici un dialogue populaire en haute Bretagne qui montre, sous une forme non déguisée, deux pères en train de discuter les conditions combien d’écus ? trois cents mis sur la couette il faudrait plus pas un sou remmenez la bête ******* Lorsque c’est le père du jeune homme qui vient faire la demande en mariage, après avoir souhaité le bonjour, suivant les formules en usage, il dit ! j’avons zu eune bonne année sez nous. J’avons du blé plein not’soliergrenier, j’avons du lard plein not’ chânier, j’avons du cite plein nos tonnes j’avons du lin tant que je n’savons comment le filer Av’ous une fille pournous’aiderà manger tout l’ia et à faire not’ ouvrage ? » ********* Bien sûr, il grossit toujours un peu, le père de la jeune fille ne dit ni oui, ni non du premier coup. Souvent, il va aux renseignements. Parfois, si le galant est d’une commune voisine, c’est la mère qui se déguise et va voir par elle-même. A Plessala, quand un garçon a fait la cour à une fille pendant un temps suffisant, il va la trouver et lui dit Putin, m'aimes-tu ben?. Vère don', crapaôu crapaud. Ma itou, copie-ma crache-moi dans la goule, j' te l' renrai après. Avant le mariage Quand un galant a reçu son congé d'une jeune fille, on dit "a reçu sa chieuve" chèvre. En général il ne s'en vante pas; cependant, lorsqu'il fait trop voir sa déception, les gens disent "il n'aurait pas dû mener sa chèvre au champ". L'entremetteur du mariage s'appelle "chaussenaire". En général, le prétendant se rend chez la jeune fille le dimanche soir. On dit qu'il "va voir les filles". La première fois il se fait accompagner par un copain voisin, frère, cousin et… il arrive quelquefois que celui-ci a plus de succès que lui ! Lorsque le père de la jeune fille estime que le jeune homme n'est pas un bon parti et qu'il espère mieux pour sa fille, il lui dit au moment de partir "ce ne sera pas la peine de revenir" Les jeunes gens qui se font la cour en cachette des parents vont se causer drère les barges » amas de paille. Ailleurs, on dit Les bonnes gens ne veulent pas; mais i' s' font la cour drère la hâ. » Ou Quand la chieuv'e est do l'loup, le pâtou' a biau courre. » Coutumes diverses Lorsqu’un paysan est sur le point de se décider à faire sa cour, il se rend à la ferme et regarde les talons des sabots de la jeune fille qu’il a en vue s’ils sont bousous, c’est signe qu’elle soigne bien les vaches et qu’elle sera une bonne ménagère. Lorsqu’il y a des toiles d’araignées dans une maison, on dit qu’il n’y a pas de fille à marier. On les appelle des chasse-galants. Dans beaucoup de pays, la naissance d’un enfant avant le mariage est très redoutée, on la considère comme une sorte de honte qui rejaillit sur toute la famille. Aussi on dit Quand on trouve à marier les filles, il faut l’faire ; i’ n’ faut pas les mettre en t’nés les contraindre Il vaut mieux enheuder attacher que lever. En entrant dans une ferme pour y faire leur cour, les garçons déposent leur bâton près de la porte d’entrée s’ils sont bien aimés, la jeune fille vient prendre le bâton et le dépose près du banc du foyer. Dans les fermes, quand il est temps que les amoureux s’en aillent, la mère lève les tisons manière polie de les mettre à la porte. Quand on met les tisons en l’air, c’est dire aux amoureux qu’ils peuvent revenir, autrement, c’est signe de congé définitif. Présages de mariage – moyens de se faire aimer La croyance aux présages est très vivace à la campagne ;mais c’est surtout dans la période qui précède le mariage que les galants des deux sexes se consultent il y en a une grande variété qui sont relatifs à l’époque où se fera l’union,au choix du conjoint, etc. Les jeunes filles croient autant que les garçons à ces augures Les monuments préhistoriques sont l’objet de plusieurs pèlerinages A Rocge-Marie, près Saint-Aubin-du-Cormier, aux Faix-du-Diable, la Roche-Ecriante, en Montaukt, à la pierre du même nom, en Saint-George-de-Reintembault, les filles vont se frotter ou s’écrier se laisser glisser afin d’avoir la chance de se marier bientôt. A Plouër Côtes du Nord , lorsqu’une fille veut se marier dans l’année, elle va se laisser glisser à cu nu » sur la roche de Lesmon. Si elle arrive en bas sans s’écorcher, elle est assurée de trouver un mari avant douze mois. carte postale de la Roche de Lesmon en Plouër/Rance Si on peut grimper sur le menhir de la Tremblaye en Saint-Samson, on se marie également dans l’année Dans la commune de Saint-Pern, il existait naguère, non loin du château de Ligouyer, un arbre antique qui attirait les jeunes filles, auxquelles le seul contact de son écorce avait la vertu de procurer des maris. Si on mange une pomme devant une glace, on se marie dans l’année, à la condition que l’on voie aussi une étoile vers neuf ou dix heures du matin. Si les laveuses peuvent faire sept fois le tour du doué en tenant entre leurs dents l’encherroué, c’est-à-dire le drap à cendre, elles sont assurées de se marier bientôt. Si les pies font leur nid dans le jardin d’une ferme où il y a des filles à marier, l’une d’elles sera épousée dans l’année. Lorsqu’une couturière perd ses ciseaux en se rendant à son travail , le matin, le jeune homme qui les trouve sera son mari+ Dictons Quand une fille se marie avant son aînée, on dit qu'elle lui a fauché l'herbe sous le pied ou qu'elle lui a "écouelpé les choux" coupé les choux. On dit de la dernière fille qui reste à marier "olle est au bout du banc". Quand le mari est plus petit que sa femme, on dit "les souris enterront entreront dans la maie". Vous n'aimez point les chats, vous n'aurez point un bel homme. Vous aimez les chats, vous aurez un bel homme, ou une belle femme. Pour que le mariage soit chanceux, il faut qu'il y ait, pendant la noce, quelque objet cassé. S'il n'y a rien de cassé par accident, on en casse un exprès. Les mariages du mois de mai et du mois d'août sont malheureux, ces mois sont consacrés à la Vierge. On ne se marie pas non plus à la chandeleur, pas plus que le jour d'une fête quelconque de la Vierge. A Ercé on dit "dans les mariages du mois de mai, la pie bat le geai", c'est-à-dire, la femme bat son mari. La robe de mariée Au début du siècle, la mariée portait le costume traditionnel avec la coiffe, le châle et le tablier très souvent en velours mais il pouvait être fait dans un autre tissu Elle portait en plus une couronne de fleurs d'oranger et une sorte de guirlande sur le corsage et la jupe. A partir du milieu des années 20, la mariée portait la robe blanche. La couronne d'oranger et la guirlande étaient placés dans un globe en verre de forme ovale et d'une hauteur d'une trentaine de centimètres. Ce globe était exposé dans la pièce principale entre la cheminée et le lit des parents Le jour de la noce - SEVIGNAC début du XXe siècle Le marié et son garçon d’honneur viennent prévenir la mariée qu’i ll faut qu’elle s’habille. Parfois, c’est le garçon d’honneur et un autre jeune homme frère, cousin..=. Au début du 20ème siècle, la mariée ne se cache plus comme c’était le cas au siècle précédent. Puis les invités arrivent. On leur sert un encas en général de la charcuterie, du cidre, du vin et du café. Ce n’est pas inutile car on ne passera pas a table avant trois heures l’après midi. Bien sûr, on se rend à l’église à pied. Le violon , et plus tard l’accordéon, joue des airs qui aident à marcher et qui sont en général repris par les invités. A la sortie de l’église, les mariés lancent des bonbons aux gamins du bourg c’est la dégratée ». Avant de prendre le chemin de la maison du marié, on s’arrête dans un bistrot du bourg ou dans plusieurs et l’on danse. Puis le cortège repart, toujours en chantant !! Sur le chemin, les riverains arrêtent le cortège et offrent un petit coup a boire du cidre Lorsque l’on arrive en vue de la maison où a lieu le repas, Quelqu’un posté sur le chemin , tire un coup de fusil pour avertir Les cuisinières que le noce arrive on tue la mariée. ********* Le jour de la noce - avant 1886 Les violons et la vieille vont d’abord chez le jeune homme qui, avec son garçon d’honneur, ses parents et ses amis se rend chez la future. Celle-ci n’est pas habillée, et comme le futur lui fait observer "quel’heure s’avance" , elle répond "j’ai bien le temps". Autrefois à l’arrivée du futur, la mariée était cachée, presque toujours derrière l’armoire, et il devait la trouver. Quelquefois aussi, la mariée est introuvable, toute la noce se met à la chercher, on la trouve en général dans le cellier, ayant auprès d’elle une brique pot et une écuelle, et elle raccommode une paire de chausses. Celui qui la trouve la prie d’aller s’habiller pour se rendre au bourg. Mais elle semble ne pas comprendre de quoi il s’agit, et à toutes ces avances, elle répond en offrant du cidre. Enfin, après qu’on lui a bien expliqué les motifs pour lesquels elle doit aller au bourg, elle se laisse emmener et on la remet à la fille d’honneur pour être habillée Quand la toilette est achevée, il reste les souliers à mettre, mais quand on les cherche, ils ont disparus. Les parents de la mariée les ont cachés, le plus souvent sur la planche à pain, suspendue au plafond ou dans un panier accroché au même endroit. C’est le garçon d’honneur qui doit les découvrir et les décrocher ! Enfin, la noce peut se mettre en route, La happerie Si en cours de route la mariée aperçoit un chemin creux, elle quite aussi vite qu’elle peut, le gros de la noce et s’enfuit par ce chemin. C’est la garçon d’honneur qui est chargé de la rattraper. Cela s’appelle une happerie », et généralement, avant l’arrivée de la noce au bourg, il y a plusieurs happeries ». Dans certaines régions, la mariée essaye encore de s’enfuir après la cérémonie, lors du retour vers la maison. Le pauvre garçon d’honneur doit encore courir après elle et le soir il est rendu de fatigue. Si la garçon d’honneur ne peut rattraper la mariée, il passe pour un failli chien » un bon à rien La nuit de noces Jadis à Matignon, la première nuit était à la Vierge, la seconde à St-Joseph, la troisième au mari. En Basse Bretagne, la première nuit est à Dieu, la seconde à la Vierge . Quelquefois, il s’écoule quinze jours et même davantage avant la consommation du mariage. A Scaer, la première nuit est à Dieu, la seconde à la Vierge, la troisième au patron du mari, l'époux a seulement la quatrième.. A Sévignac, seule la première nuit était dédiée à la Vierge. Les nuits où les mariés ne cohabitent pas, le marié couche avec son garçon d’honneur et la mariée avec sa demoiselle d’honneur. Celui qui se met au lit le premier mourra le premier. Celui qui couche dans le devant du lit sera le maître à l’époque, c’était un lit de coin. le renoçon Le lendemain de la noce, il y a un repas qu’on appelle le renoçon ». Y assistent la famille proche, les voisins qui ont aidé au bon déroulement de la noce, éventuellement des parents âgés qui n’ont pas assisté à la noce. Ailleurs, ce repas a lieu le dimanche suivant, il s’appelle les regardailles ». Le troisième jour ou quelques jours plus tard, une messe est dite pour les défunts des deux familles, messe à laquelle assistent les deux mariés et leurs proches. L’anigement On termine la journée le renoçon par l’anigement. On couche les mariés dans le même lit, puis on leur présente la grillade. Elle est composée de petits morceaux de pain , à travers lesquels on a passé un fil dont on noue les deux extrémités. Il faut que les mariés mangent ce chapelet. On leur sert aussi du vin et du cidre. Pendant qu’ils mangent, les invités interpellent les mariés et plaisantent sur la nuit de noce. A Sévignac on appelle cette grillade la rôtie ». Les chansons Si ton p'tit cœur il l'aime, emmène là donc bis Jusqu'à son ménage Emmène là donc jusqu'à sa maison +++++ Allons nous en tous en chantant bis la mariée s'en va devant, son mari qui l'emmène la mariée s'en va devant, son parrain, sa marraine Depuis deux heures que nous marchons bis voici la ville que nous cherchons, la jolie ville voici la ville que nous cherchons qu'elle est jolie Au moment ou l'on apporte le repas, les violonneux disent Mettez du foin dans les ratiaux crêches Voici les ânes Mettez du foin dans les râtiaux Voici les ânes à qui qu'en faut - Au repas de noces, on chante des chansons et à la fin, le chanteur rajoute Toute chanson qui perd sa fin mérite avoir bis toute chanson qui perd sa fin mérite avoir un verre de vin ******* V'la ma chanson dite ma langue est quitte mes sabots sont d'bois ma langue n'est est pas bonne lecture ! travaux entièrement réalisés par Yvonne Guyot et Christine Pourcel [ Vêtements et accessoires ] [ Coutumes et Dictons ] [ Photos de Mariage ] [ Exposants et Visiteurs 2010 ] [ Les Cousamis en 2010 ] [ Tombola 2010 ] C’est un mariage un peu différent que je te présente aujourd’hui puisque la jolie mariée n’a su que le jour J, devant ses invités, qu’elle s’apprêtait à célébrer son mariage ! Son fiancé, Alban, a tout organisé pendant les six mois précédents, entourés par des prestataires exceptionnels et des invités qui ont su tenir le secret jusqu’au bout. Nos deux amoureux du jour se sont fiancés le 25 décembre un beau cadeau de Noël !. À la suite de ça, une idée a commencé à murir dans la tête d’Alban organiser un mariage surprise ! Et voilà, c’était parti pour six mois de galère intensive… et où il a fallu qu’il se justifie de ne pas être présent Oui, Chérie, je travaille beaucoup en ce moment ! ». Alison était à fond après la demande de fiançailles elle pensait à un mariage pour 2017 ! Ça n’a donc pas été difficile de l’emmener essayer des robes et Alban a utilisé plusieurs petits subterfuges différents afin de lui faire choisir, sans qu’elle le sache, plein d’éléments du mariage ! Avant de te dévoiler les photos de cette belle journée, place à une petite vidéo réalisée par le marié pendant les préparatifs… Photos AG Prod’ Toutes mes félicitations ! Et je laisse la place maintenant au marié afin qu’il t’explique plus en détails comment il a organisé tout ça… Mon mariage en quelques mots Les préparatifs Le 25 décembre, c’était le jour de nos fiançailles. À partir de ce moment-là, une idée à commencé à murir dans ma tête. Comment j’allais pouvoir faire de ce moment le meilleur de sa vie ? Sachant que notre quotidien est rempli de surprise, ça fait partie intégrante de notre vie, je suis partie sur l’idée d’organiser notre mariage… dans son dos ! Et oui c’était une surprise ! Je ne me suis pas lancé sans réfléchir, sans consulter la famille des deux côtés et la principale question était de savoir comment j’allais pouvoir sortir les fonds nécessaires sans qu’elle s’en rende compte nous avons un enfant ensemble ainsi qu’une maison, les comptes bancaires sont communs… plutôt compliqué à gérer !. Et là, connaissant ses envies on en avait déjà parlé, j’ai débuté le démarchage des prestataires afin de faire un mariage sponsorisé je possède une boite de production audiovisuelle pour des publicités, mariages, etc.. La proposition était simple Je vous propose de la publicité en échange de vos services », évidemment de manière un peu plus construite ! Six mois de travail intensif, de longues heures au téléphone et de visites à gauche à droite, m’ont permis de faire aboutir le projet. Les préparatifs ont été extrêmement compliqués… travaillant comme sapeur pompier professionnel, je travaille de manière aléatoire en journée comme de nuit. En horaires décalés, c’était plutôt pratique pour les préparatifs. Le plus dur, c’était quand nous étions à la maison ensemble… je devais cacher mes émotions beaucoup de déception lors du démarchage avec les prestataires, je faisais sonner mon réveil tous les jours à 17h30 car ça me permettait de faire un tour dans la maison, de vérifier que rien ne trainait une carte de prestataire, un document concernant le mariage et j’en profitais pour faire un petit coup de rangement ou de ménage histoire qu’elle voit que je n’ai pas glandé toute la journée ! Et j’avoue que, souvent, le temps était tellement serré que je ne pouvais pas faire grand chose pour la maison… Le jour J Le jour J, elle croyait participer à un relooking offert pour son anniversaire le mariage étant le 11 juin et son anniversaire le 13 juin !. Au moment de son arrivée, tous les amis et familles étaient présents. Pas un bruit, juste quelques bulles de savon et le son de l’objectif de l’appareil photo à peine perceptible… Elle arrive à côté de moi accompagné de son papa… Je lui touche le bras, je lui enlève le bandeau et je lui annonce qu’aujourd’hui c’est le jour de son mariage. À peine a t-elle le temps d’enregistrer l’information qu’elle se rend compte que tous les gens qui comptent pour nous sont là, nous regardent, applaudissent, crient, sifflent et pleurent pour certains. L’émotion est telle qu’évidemment elle fond en larme de bonheur. Il lui a fallu une bonne demi-heure pour redescendre de ce choc » ! Durant les différents trajets vers la mairie puis la salle de réception, elle n’a cessé de m’inonder de questions Mais comment as-tu fait ? Et comment as-tu payé ça ? Mais on ne fait pas juste une surprise, c’est le mariage entier ? Donc le jour où tu m’as dit que tu sortais avec tes potes… » Non non… là, je suis vraiment sorti avec mes potes » ! Bref, ce fut un mariage exceptionnel et je savais qu’en lui offrant une telle surprise, je réaliserais le plus beau jour de sa vie et son rêve de petite princesse. Au passage, je remercie donc encore une fois tous ceux qui ont participé au plus beau jour de notre vie ! Le budget du mariage Niveau budget, le mariage aurait dû coûter plus de 18 000 €. Grâce à ce projet ambitieux oui, je me lance un peu des fleurs de temps en temps, la facture a été réduite à moins de 5 000 € tout compris ! Ce que je referais Le jour J, c’est ce que je regrette le plus c’était trop court…. trop d’émotion en si peu de temps ! Je rêve de pouvoir refaire la même chose. Nous avons passé une journée formidable ! Ce que je ne referais pas Toute la partie prospection était vraiment pénible. L’oreille suait, collée au téléphone toute la journée. C’est beaucoup de déception quand les prestataires vous disent oui oui, nous sommes à fond dans le projet » et qu’au final, quand vous pensez avoir trouvé le traiteur, on vous dit euuu, non, en fait je crois que j’ai compétition d’aquaponey ce jour-là… » ! Même si cette partie est très enrichissante professionnellement parlant, elle est extrêmement difficile sur le plan psychologique. Mes prestataires préférés Avons-nous un prestataire préféré ? Nous en avons parlé peu de temps après le mariage. Tous ont une activité différente, des envies publicitaires différentes, un état d’esprit différent, mais une chose qu’il ont tous en commun c’est le travail bien fait et ils se sont donnés à fond ! Je pense qu’ils sont tous un peu fou, comme moi aussi d’ailleurs, pour se lancer dans un tel projet ! C’est peut-être pour ça qu’on a bien accroché ! Alors non, nous n’avons pas de prestataires préférés. Ils ont tous été exceptionnels !

un jeune marié arrêté pendant un repas de noces