Parceque Jacques Canetti fĂ»t le premier Ă  enregistrer des disques composĂ©s uniquement de chansons de PrĂ©vert, sa fille Françoise a rassemblĂ© dans ce coffret de vĂ©ritables pĂ©pites qui rĂ©vĂšlent un PrĂ©vert incroyablement actuel. CeCD-audio rassemble 20 poĂšmes de Jacques PrĂ©vert extraits des recueils Paroles, Histoires, La Pluie et le Beau Temps, Soleil de nuit et La CinquiĂšme S Tous les livres depuis 1997 Cerecueil de 95 textes (91 poĂšmes) propose des oeuvres qui varient en forme (prose, vers libre), en thĂšme (guerre, religion, vie quotidienne, sociĂ©tĂ©, amour, enfance, art) et en longueur (2 lignes jusqu'Ă  35 pages). Barbara est le poĂšme le plus beau et cĂ©lĂšbre de Jacques PrĂ©vert. Il le dĂ©diera Ă  la chanteuse Barbara. letravailleur soudain s’arrĂȘte. le beau temps l’a tirĂ© par la veste. et comme il se retourne. et regarde le soleil. tout rouge tout rond. souriant dans son ciel de plomb. il cligne de l’Ɠil. familiĂšrement. Dis donc camarade Soleil. Citationde Jacques PrĂ©vert sur Temps Une citation au hasard ? >> Le Temps nous Ă©gare Le Temps nous Ă©treint Le Temps nous est gare Le Temps nous est train. 23 Citation de cĂ©lĂ©britĂ© Jacques PrĂ©vert Leçon"Comprendre une poĂ©sie de Jacques PrĂ©vert". "DĂ©jeuner du matin" de Jacques PrĂ©vert est un texte incontournable dans les premiers niveaux d'Ă©tude du français. Il s'agit d'une poĂ©sie oĂč l'auteur raconte une histoire du point de vue d'un personnage qui fait le rĂ©cit des actions exĂ©cutĂ©es par un autre. Le temps verbal employĂ©, c Sil'on en croit Jacques PrĂ©vert, La vie sĂ©pare ceux qui s'aiment, /Tout doucement, sans faire de bruit. / Et la mer efface sur le sable, / Les pas des amants dĂ©sunis. [in Les feuilles mortes]. Verlaine est tout aussi optimiste. Dans Colloque sentimental, on rencontre deux amoureux de jadis. L'un vit dans la nostalgie et les souvenirs. L 6QxE01l. Les 10 plus beaux poĂšmes de la langue française. 10 L’Albatros de Charles Baudelaire Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. A peine les ont-ils dĂ©posĂ©s sur les planches, Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traĂźner Ă  cotĂ© d’eux. Ce voyageur ailĂ©, comme il est gauche et veule! Lui, naguĂšre si beau, qu’il est comique et laid! L’un agace son bec avec un brĂ»le-gueule, L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait! Le PoĂšte est semblable au prince des nuĂ©es Qui hante la tempĂȘte et se rit de l’archer; ExilĂ© sur le sol au milieu des huĂ©es, Ses ailes de gĂ©ant l’empĂȘchent de marcher. 9 Le Cancre de Jacques PrĂ©vert Il dit non avec la tĂȘte Mais il dit oui avec le cƓur Il dit oui Ă  ce qu’il aime Il dit non au professeur Il est debout On le questionne Et tous les problĂšmes sont posĂ©s Soudain le fou rire le prend Et il efface tout Les chiffres et les mots Les dates et les noms Les phrases et les piĂšges Et malgrĂ© les menaces du maĂźtre Sous les huĂ©es des enfants prodiges Avec des craies de toutes les couleurs Sur le tableau noir du malheur Il dessine le visage du bonheur. 8 Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage de Joachim du Bellay Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy-lĂ  qui conquit la toison, Et puis est retournĂ©, plein d’usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son Ăąge ! Quand reverrai-je, hĂ©las, de mon petit village Fumer la cheminĂ©e, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m’est une province, et beaucoup davantage ? Plus me plaĂźt le sĂ©jour qu’ont bĂąti mes aĂŻeux, Que des palais Romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaĂźt l’ardoise fine Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin, Plus mon petit LirĂ©, que le mont Palatin, Et plus que l’air marin la doulceur angevine 7 Demain, dĂšs l’aube de Victor Hugo Demain, dĂšs l’aube, Ă  l’heure oĂč blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forĂȘt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixĂ©s sur mes pensĂ©es, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbĂ©, les mains croisĂ©es, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyĂšre en fleur. 6 L’homme et la mer de Charles Baudelaire Homme libre, toujours tu chĂ©riras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton Ăąme Dans le dĂ©roulement infini de sa lame, Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer. Tu te plais Ă  plonger au sein de ton image ; Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur Se distrait quelquefois de sa propre rumeur Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage. Vous ĂȘtes tous les deux tĂ©nĂ©breux et discrets Homme, nul n’a sondĂ© le fond de tes abĂźmes, Ô mer, nul ne connaĂźt tes richesses intimes, Tant vous ĂȘtes jaloux de garder vos secrets ! Et cependant voilĂ  des siĂšcles innombrables Que vous vous combattez sans pitiĂ© ni remord, Tellement vous aimez le carnage et la mort, Ô lutteurs Ă©ternels, ĂŽ frĂšres implacables ! 5 Quand vous serez bien vieille de Pierre de Ronsard Quand vous serez bien vieille, au soir Ă  la chandelle, Assise auprĂšs du feu, dĂ©vidant et filant, Direz chantant mes vers, en vous Ă©merveillant Ronsard me cĂ©lĂ©brait du temps que j’étais belle. » Lors vous n’aurez servante oyant telle nouvelle, DĂ©jĂ  sous le labeur Ă  demi sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s’aille rĂ©veillant, BĂ©nissant votre nom, de louange immortelle. Je serai sous la terre et, fantĂŽme sans os, Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ; Vous serez au foyer une vieille accroupie, Regrettant mon amour et votre fier dĂ©dain. Vivez, si m’en croyez, n’attendez Ă  demain Cueillez dĂšs aujourd’hui les roses de la vie. 4 Le temps des cerises de Jean-Baptiste ClĂ©ment Quand nous en serons au temps des cerises, Et gai rossignol et merle moqueur Seront tous en fĂȘte. Les belles auront la folie en tĂȘte Et les amoureux du soleil au coeur. Quand nous en serons au temps des cerises, Sifflera bien mieux le merle moqueur. Mais il est bien court, le temps des cerises, OĂč l’on s’en va deux cueillir en rĂȘvant Des pendants d’oreilles. Cerises d’amour aux robes pareilles Tombant sous la feuille en gouttes de sang. Mais il est bien court le temps des cerises, Pendants de corail qu’on cueille en rĂȘvant. Quand vous en serez au temps des cerises, Si vous avez peur des chagrins d’amour Evitez les belles. Moi qui ne crains pas les peines cruelles, Je ne vivrai pas sans souffrir un jour. Quand vous en serez au temps des cerises, Vous aurez aussi des chagrins d’amour. J’aimerai toujours le temps des cerises C’est de ce temps-lĂ  que je garde au coeur Une plaie ouverte, Et dame Fortune, en m’étant offerte, Ne saurait jamais calmer ma douleur. J’aimerai toujours le temps des cerises Et le souvenir que je garde au coeur. 3 Voyelles de Rimbaud A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes A, noir corset velu des mouches Ă©clatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ; I, pourpres, sang crachĂ©, rire des lĂšvres belles Dans la colĂšre ou les ivresses pĂ©nitentes ; U, cycles, vibrement divins des mers virides, Paix des pĂątis semĂ©s d’animaux, paix des rides Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ; O, suprĂȘme Clairon plein des strideurs Ă©tranges, Silences traversĂ©s des Mondes et des Anges – O l’OmĂ©ga, rayon violet de Ses Yeux ! 2 Premier sourire du printemps de ThĂ©ophile Gautier Tandis qu’à leurs oeuvres perverses Les hommes courent haletants, Mars qui rit, malgrĂ© les averses, PrĂ©pare en secret le printemps. Pour les petites pĂąquerettes, Sournoisement lorsque tout dort, Il repasse des collerettes Et cisĂšle des boutons d’or. Dans le verger et dans la vigne, Il s’en va, furtif perruquier, Avec une houppe de cygne, Poudrer Ă  frimas l’amandier. La nature au lit se repose ; Lui descend au jardin dĂ©sert, Et lace les boutons de rose Dans leur corset de velours vert. Tout en composant des solfĂšges, Qu’aux merles il siffle Ă  mi-voix, Il sĂšme aux prĂ©s les perce-neiges Et les violettes aux bois. Sur le cresson de la fontaine OĂč le cerf boit, l’oreille au guet, De sa main cachĂ©e il Ă©grĂšne Les grelots d’argent du muguet. Sous l’herbe, pour que tu la cueilles, Il met la fraise au teint vermeil, Et te tresse un chapeau de feuilles Pour te garantir du soleil. Puis, lorsque sa besogne est faite, Et que son rĂšgne va finir, Au seuil d’avril tournant la tĂȘte, Il dit » Printemps, tu peux venir ! 1 Ode Ă  Cassandre de Ronsard Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait dĂ©close Sa robe de pourpre au soleil, A point perdu cette vesprĂ©e Les plis de sa robe pourprĂ©e, Et son teint au vĂŽtre pareil. Las ! voyez comme en peu d’espace, Mignonne, elle a dessus la place, Las, las ses beautĂ©s laissĂ© choir ! Ô vraiment marĂątre Nature, Puisqu’une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir ! Donc, si vous me croyez, mignonne, Tandis que votre Ăąge fleuronne En sa plus verte nouveautĂ©, Cueillez, cueillez votre jeunesse Comme Ă  cette fleur, la vieillesse Fera ternir votre beautĂ©. RĂ©sumĂ© du document Commentaire composĂ© semi-rĂ©digĂ© sur Familiale, poĂšme de Jacques PrĂ©vert extrait du recueil Paroles. Sommaire I La monotonie d'une scĂšne familialeA. La structure rĂ©pĂ©titiveB. Le temps des verbesC. Des sonoritĂ©s semblablesII La guerre intĂ©grĂ©e et banalisĂ©eA. L'intĂ©gration par la syntaxe et les sonoritĂ©sB. La guerre naturelleC. La mort naturelle »III La dĂ©nonciation du conformismeA. L'ironie du texteB. L'absence de sentimentsC. Les questions du narrateurD. Une image inacceptable et pourtant acceptĂ©e de la vieConclusion Extraits [...] Cette banalisation est accentuĂ©e par la succession temporelle des actions guerre finie affaires vers 14-15. Sur le plan des sonoritĂ©s, la guerre est Ă©galement banalisĂ©e elle sintĂšgre au jeu d'assonances qui la rapproche des mots faire affaires opĂšre et mĂšre Le processus de banalisation passe ainsi par un double rapprochement, celui des sons, celui des actions de la vie quotidienne. La guerre naturelle La banalisation de la guerre s'exprime Ă  travers le jugement qui est portĂ© sur elle par les parents. [...] [...] souligne que le fils n'a mĂȘme pas cette capacitĂ©. Ni la mort, ni le cimetiĂšre ne bouleversent leur vie aucun terme n'Ă©voque la moindre sensibilitĂ©. Les questions du narrateur Par deux fois, le texte comporte des questions vers 4,11. Leur formulation insistante conjonction de coordination Et rĂ©pĂ©tition familiĂšre du sujet le pĂšre il le pĂšre suggĂšre m'impatience du narrateur, ou son indignation devant une acceptation aussi passive de la situation. C'est une façon de souligner qu'il faudrait rompre, comme il le fait luimĂȘme, la monotonie banale d'une vie acceptĂ©e sans que les intĂ©ressĂ©s ne se posent la moindre question. [...] [...] PRÉVERT, Paroles Etude La monotonie d'une scĂšne familiale La lecture du texte laisse le lecteur sur l'impression de grande monotonie. Celle-ci provient d'une structure rĂ©pĂ©titive, des temps des verbes et des sonoritĂ©s qui reviennent d'un bout Ă  l'autre du texte. La structure rĂ©pĂ©titive ComposĂ© de vers irrĂ©guliers, le poĂšme est construit sur une Ă©numĂ©ration d'actions, chacune Ă©tant exprimĂ©e par un vers d'une structure semblable - sujet la mĂšre le fils elle il le pĂšre - verbe - complĂ©ment d'objet direct On remarque que les sujets sont constituĂ©s par les personnages, tantĂŽt seuls, tantĂŽt ensemble le pĂšre et la mĂšre, qu'ils sont parfois remplacĂ©s par des pronoms. [...] [...] L'intĂ©gration par la syntaxe et les sonoritĂ©s La guerre n'est Ă  aucun moment prĂ©sentĂ©e comme quelque chose d'anormal. Dans les phrases, elle est en effet mise sur le mĂȘme plan que d'autres occupations anodines. En partenariat avec Le mot guerre est complĂ©ment du verbe faire comme tricot ou affaires Un peu plus loin, il est sujet du verbe continuer comme les mots mĂšre et pĂšre Les actions exprimĂ©es se trouvent souvent prĂ©sentĂ©es comme indissociables de la vie familiale. Dans la rĂ©partition des occupations, la guerre occupe la mĂȘme place que le tricot ou les affaires. [...] [...] Familiale est un poĂšme Ă  la fois d'apparence enfantine et de tonalitĂ© tragique une maniĂšre trĂšs directe et trĂšs Ă©mouvante de dĂ©noncer l'horreur de la guerre. La guerre n'est pas prĂ©sentĂ©e sous sa forme violente. Elle n'est est pas moins dĂ©noncĂ©e avec force comme une rĂ©alitĂ© banalisĂ©e par la complicitĂ© coupable de ceux qui la considĂšrent comme normale. On peut rapprocher ce texte du poĂšme Barbara de PrĂ©vert. Ce poĂšme dĂ©nonce Ă©galement de maniĂšre enfantine et Ă  l'aide d'un registre tragique et Ă©mouvant l'horreur de la guerre, sans prendre parti pour un camp. [...] 403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID dWT5LYREWYoUopv8_ATD2Fw_Yj1_iWI7mXPPpqSNPLxztbrO8qcbIA== On croit que c’est facile de ne rien faire du tout au fond c’est difficile c’est difficile comme tout il faut passer le temps c’est tout un travail il faut passer le temps c’est un travail de titan Ah ! du matin au soir je ne faisais rien rien ah ! quelle drĂŽle de chose du matin au soir du soir au matin je faisais la mĂȘme chose rien ! je ne faisais rien j’avais les moyens ah ! quelle triste histoire j’aurais pu tout avoir oui ce que j’aurais voulu si je l’avais voulu je l’aurais eu mais je n’avais envie de rien rien Un jour pourtant je vis un chien ce chien qui me plut je l’eus c’était un grand chien un chien de berger mais la pauvre bĂȘte comme elle s’ennuyait s’ennuyait d’ son maĂźtre un vieil Ecossais j’ai achetĂ© son maĂźtre j’avais les moyens ah ! quel drĂŽle d’écho oh ! ' quel drĂŽle d’Écossais c’était que le berger de mon chien toute la journĂ©e il pleurait toute la nuit il sanglotait ah ! c’était tout Ă  fait insensĂ© l’Ecossais dĂ©pĂ©rissait il ne voulait rien entendre il parlait mĂȘme de se pendre J’aime mieux mes moutons chantait-il en Ă©cossais et le chien aboyait en l’entendant chanter j’avais les moyens j’achetai les moutons je les mis dans mon salon alors ils broutĂšrent mes tapis et puis ils crevĂšrent d’ennui et dans la tombe l’Écossais les suivit ah ! et le chien aussi C’est alors que je partis en croisiĂšre Pour-me-calmer-me8-petits-nerfs. NĂ© d’un montage de Paroles, Spectacle, Choses et autres et Imaginaires de Jacques PrĂ©vert et de L’Africain de J-MG Le ClĂ©zio, ce spectacle pĂ©tillant nous entraĂźne dans l’histoire d’une jeune fille, ses souvenirs, ses doutes et ses confessions
 Le rĂ©alisme et le concret de J-MG Le ClĂ©zio viennent Ă  la fois rompre et soutenir le burlesque, l’humour et la fantaisie de PrĂ©vert qui joue avec les mots, les attrape et s’en amuse, les associant, les opposant, les dĂ©tournant et les faisant sonner les uns contre les autres. Deux auteurs, deux styles et deux comĂ©diennes sur scĂšne pour essayer d’ĂȘtre heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple » comme disait Jacques PrĂ©vert. Les mots de Jacques PrĂ©vert et de J-MG Le ClĂ©zio pour cĂ©lĂ©brer la vie et l’amour ! NOTE DE MISE EN SCÈNE, Eglantine Perreau et Apolline Bercholz. Notre attachement Ă  la poĂ©sie de PrĂ©vert en est Ă  l’origine son style iconoclaste, joyeux et violent parfois, ses paroles, traversent le temps et les gĂ©nĂ©rations. Il Ă©crit comme il parle et c’est pourquoi ses histoires sont si belles et vraies. Il nous tient Ă  cƓur d’aborder des sujets dont l’écho rĂ©sonne en chacun de nous. Une fois assemblĂ©s, ces extraits de textes retracent une gĂ©ographie intĂ©rieure. Notre choix s’est portĂ© sur ces deux auteurs au style si diffĂ©rent. Le dĂ©coupage du texte a Ă©tĂ© rĂ©flĂ©chi de façon Ă  suivre l’histoire d’une jeune fille. Elle raconte ses aventures de vie, ses aborde le sujet de la famille, de l’abandon, son enfance, ses joies et ses dĂ©tresses, avec des surgissements de pensĂ©s, des doutes et des deux incarnons cette jeune fille. Par ce choix, transparait la complexitĂ© et les contradictions d’un ĂȘtre humain. Bien que complices, dĂ©saccords et conflits intĂ©rieurs surviennent. C’est une parole commune qui est entendue; Ă  certains moments nos deux voix se rejoignent et ne font qu’une, pour ensuite se sĂ©parer. La musique, Ă  laquelle nous accordons une grande importance accompagne le texte. Aussi bien du Mozart et du Mendelssohn que du Gipsy Kings. La musique est la vapeur de l’art. Elle est Ă  la poĂ©sie ce que la rĂȘverie est Ă  la pensĂ©e, ce que le fluide est au liquide, ce que l’ocĂ©an des nuĂ©es est Ă  l’ocĂ©an des ondes. » Victor Hugo LES AUTEURS, Jacques PrĂ©vert et J-MG Le ClĂ©zio. JACQUES PRÉVERT Il y a sur cette terre des gens qui s’entre-tuent. C’est pas gai, je sais. Il y a aussi des gens qui s’entre-vivent. J’irai les rejoindre » Jacques PrĂ©vert est un poĂšte et scĂ©nariste français. Son premier grand succĂšs est le recueil de poĂšmes, “Paroles“. Il devient un poĂšte populaire grĂące Ă  son langage familier et Ă  ses jeux de mots. Ses poĂšmes sont appris dans les Ă©coles par nombre de petits français. En 1925, il participe au mouvement surrĂ©aliste oĂč il y rencontre Marcel Duchamp, Raymond Queneau, Yves Tanguy et AndrĂ© Breton, et bien d’autres encore. Son engagement politique est trĂšs marquĂ©. SurrĂ©aliste inclassable, certains n’hĂ©sitent pourtant pas Ă  le rattacher au courant libertaire. Cet engagement est Ă  l’origine de belles rĂ©ussites mais aussi d’échecs
Une anecdote
 Le 12 octobre 1948, Ă  Paris, lors d’une interview, il tombe d’une porte-fenĂȘtre et reste plusieurs jours dans le coma. Pierre BergĂ© qui passait par lĂ  en a Ă©tĂ© tĂ©moin, le jour mĂȘme de sa toute premiĂšre arrivĂ©e dans la capitale, alors qu’il se promenait sur les Champs-ÉlysĂ©es. J-MG LE CLÉZIO “Par le langage, l’homme s’est fait le plus solitaire des ĂȘtres du monde, puisqu’il s’est exclu du silence.”Jean-Marie Gustave Le ClĂ©zio, est un Ă©crivain de nationalitĂ©s française et mauricienne. Il est nĂ© dans une famille bretonne son nom signifie les enclos» en breton. Son pĂšre est mĂ©decin de brousse en Afrique. Il s’agit d’ailleurs de son histoire et de sa relation avec son fils dans le roman l’Africain ». Le fameux. Il est donc au long de sa carriĂšre influencĂ© par ses origines familiales, par ses voyages et par son goĂ»t marquĂ© pour les cultures amĂ©rindiennes. Dans certains de ses romans, Le ClĂ©zio laisse une large part Ă  l’onirisme et au mythe ; d’autres traitent de sujets plus personnels et sont autobiographiques. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, romans, contes, nouvelles et essais. La contestation est un caractĂšre permanent dans son petits plus
 Le prix Nobel de littĂ©rature lui est dĂ©cernĂ© en 2008 pour l’ensemble de son Ɠuvre. Jean-Marie Gustave Le ClĂ©zio est nommĂ© officier de la LĂ©gion d’honneur le 1er janvier 2009. Il vit en Chine aprĂšs avoir vĂ©cu au nouveau Mexique Etats-Unis. Ses parents, Raoul et Simone, sont cousins. LES COMÉDIENNES, Eglantine Perreau et Apolline Bercholz. EGLANTINE PERREAU AprĂšs avoir passĂ© son Bac LittĂ©raire en spĂ©cialisation Arts Plastiques, Eglantine intĂšgre le cursus professionnel des Cours Florent qu’elle complĂšte avec un cursus d’Acting in English et des cours d’improvisation. En 2018 elle participe Ă  la crĂ©ation du Temps des Fleurs » Ă©crite et mise en scĂšne par JosĂ©phine Ancian. Elle monte aussi sa premiĂšre piĂšce Le temps qui nous sĂ©pare de la foudre » créée Ă  partir de textes de Jacques PrĂ©vert et JMG Le ClĂ©zio, qui voit le jour au sein des Cours Florent. Dans la foulĂ©e, elle dĂ©croche le premier rĂŽle d’un long mĂ©trage Poetry l’enfant soir », rĂ©alisĂ© par Clothilde Leclerc. Elle participe Ă©galement Ă  la crĂ©ation Bonnet d’ñme », librement adaptĂ©e du roman Chagrin d’école » de Daniel Pennac, mise en scĂšne par PĂ©tronille de Saint Rapt au Teatro Da Barraca, Ă  Lisbonne dans le cadre de la premiĂšre Ă©dition du Festival des Caravelles d’Automnes. APOLLINE BERCHOLZ AprĂšs avoir passĂ© son bac littĂ©raire en spĂ©cialisation théùtre, Apolline intĂšgre le cursus professionnel des Cours Florent, qu’elle complĂšte avec une formation de masque. En 2017, elle joue dans les sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es Charon, rĂ©alisĂ©e par FrĂ©dĂ©ric Schoendoerffer et Maman a tort de François Velle. Puis, en 2018, elle monte son premier spectacle Les Suppliantes d’Eschyle dans lequel elle tient le premier rĂŽle. Avec ce rĂŽle elle gagnera le Jacques de la meilleure actrice. Dans le mĂȘme temps, elle accompagne Eglantine Perreau dans sa premiĂšre crĂ©ation Le temps qui nous sĂ©pare de la Foudre ». En 2018 et 2019, elle rejoint plusieurs tournages de sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es France 3, notamment Candice Renoir rĂ©alisĂ© par JĂ©rĂŽme Rafalovicz, Tandem, rĂ©alisĂ© par Corinne Bergas, ainsi qu’un tĂ©lĂ©film L’aigle de sang» rĂ©alisĂ© par Christophe Douchand. Dans la foulĂ©e, elle suit une stage intensif Ă  l’ESTBA, Ă©cole supĂ©rieure de théùtre de Bordeaux Aquitaine sous la direction de Franck Manzoni. Enfin, elle rĂ©alise son premier court-mĂ©trage Je suis un bar clandestin » dans le cadre du Nikon Film Festival en 2020.

texte de jacques prévert sur le temps qui passe