Parceque Jacques Canetti fût le premier à enregistrer des disques composés uniquement de chansons de Prévert, sa fille Françoise a rassemblé dans ce coffret de véritables pépites qui révÚlent un Prévert incroyablement actuel.
CeCD-audio rassemble 20 poÚmes de Jacques Prévert extraits des recueils Paroles, Histoires, La Pluie et le Beau Temps, Soleil de nuit et La CinquiÚme S Tous les livres depuis 1997
Cerecueil de 95 textes (91 poÚmes) propose des oeuvres qui varient en forme (prose, vers libre), en thÚme (guerre, religion, vie quotidienne, société, amour, enfance, art) et en longueur (2 lignes jusqu'à 35 pages). Barbara est le poÚme le plus beau et célÚbre de Jacques Prévert. Il le dédiera à la chanteuse Barbara.
letravailleur soudain sâarrĂȘte. le beau temps lâa tirĂ© par la veste. et comme il se retourne. et regarde le soleil. tout rouge tout rond. souriant dans son ciel de plomb. il cligne de lâĆil. familiĂšrement. Dis donc camarade Soleil.
Citationde Jacques Prévert sur Temps Une citation au hasard ? >> Le Temps nous égare Le Temps nous étreint Le Temps nous est gare Le Temps nous est train. 23 Citation de célébrité Jacques Prévert
Leçon"Comprendre une poĂ©sie de Jacques PrĂ©vert". "DĂ©jeuner du matin" de Jacques PrĂ©vert est un texte incontournable dans les premiers niveaux d'Ă©tude du français. Il s'agit d'une poĂ©sie oĂč l'auteur raconte une histoire du point de vue d'un personnage qui fait le rĂ©cit des actions exĂ©cutĂ©es par un autre. Le temps verbal employĂ©, c
Sil'on en croit Jacques Prévert, La vie sépare ceux qui s'aiment, /Tout doucement, sans faire de bruit. / Et la mer efface sur le sable, / Les pas des amants désunis. [in Les feuilles mortes]. Verlaine est tout aussi optimiste. Dans Colloque sentimental, on rencontre deux amoureux de jadis. L'un vit dans la nostalgie et les souvenirs. L
6QxE01l. Les 10 plus beaux poĂšmes de la langue française. 10 LâAlbatros de Charles Baudelaire Souvent, pour sâamuser, les hommes dâĂ©quipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. A peine les ont-ils dĂ©posĂ©s sur les planches, Que ces rois de lâazur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traĂźner Ă cotĂ© dâeux. Ce voyageur ailĂ©, comme il est gauche et veule! Lui, naguĂšre si beau, quâil est comique et laid! Lâun agace son bec avec un brĂ»le-gueule, Lâautre mime, en boitant, lâinfirme qui volait! Le PoĂšte est semblable au prince des nuĂ©es Qui hante la tempĂȘte et se rit de lâarcher; ExilĂ© sur le sol au milieu des huĂ©es, Ses ailes de gĂ©ant lâempĂȘchent de marcher. 9 Le Cancre de Jacques PrĂ©vert Il dit non avec la tĂȘte Mais il dit oui avec le cĆur Il dit oui Ă ce quâil aime Il dit non au professeur Il est debout On le questionne Et tous les problĂšmes sont posĂ©s Soudain le fou rire le prend Et il efface tout Les chiffres et les mots Les dates et les noms Les phrases et les piĂšges Et malgrĂ© les menaces du maĂźtre Sous les huĂ©es des enfants prodiges Avec des craies de toutes les couleurs Sur le tableau noir du malheur Il dessine le visage du bonheur. 8 Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage de Joachim du Bellay Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy-lĂ qui conquit la toison, Et puis est retournĂ©, plein dâusage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son Ăąge ! Quand reverrai-je, hĂ©las, de mon petit village Fumer la cheminĂ©e, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui mâest une province, et beaucoup davantage ? Plus me plaĂźt le sĂ©jour quâont bĂąti mes aĂŻeux, Que des palais Romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaĂźt lâardoise fine Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin, Plus mon petit LirĂ©, que le mont Palatin, Et plus que lâair marin la doulceur angevine 7 Demain, dĂšs lâaube de Victor Hugo Demain, dĂšs lâaube, Ă lâheure oĂč blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu mâattends. Jâirai par la forĂȘt, jâirai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixĂ©s sur mes pensĂ©es, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbĂ©, les mains croisĂ©es, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni lâor du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand jâarriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyĂšre en fleur. 6 Lâhomme et la mer de Charles Baudelaire Homme libre, toujours tu chĂ©riras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton Ăąme Dans le dĂ©roulement infini de sa lame, Et ton esprit nâest pas un gouffre moins amer. Tu te plais Ă plonger au sein de ton image ; Tu lâembrasses des yeux et des bras, et ton coeur Se distrait quelquefois de sa propre rumeur Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage. Vous ĂȘtes tous les deux tĂ©nĂ©breux et discrets Homme, nul nâa sondĂ© le fond de tes abĂźmes, Ă mer, nul ne connaĂźt tes richesses intimes, Tant vous ĂȘtes jaloux de garder vos secrets ! Et cependant voilĂ des siĂšcles innombrables Que vous vous combattez sans pitiĂ© ni remord, Tellement vous aimez le carnage et la mort, Ă lutteurs Ă©ternels, ĂŽ frĂšres implacables ! 5 Quand vous serez bien vieille de Pierre de Ronsard Quand vous serez bien vieille, au soir Ă la chandelle, Assise auprĂšs du feu, dĂ©vidant et filant, Direz chantant mes vers, en vous Ă©merveillant Ronsard me cĂ©lĂ©brait du temps que jâĂ©tais belle. » Lors vous nâaurez servante oyant telle nouvelle, DĂ©jĂ sous le labeur Ă demi sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne sâaille rĂ©veillant, BĂ©nissant votre nom, de louange immortelle. Je serai sous la terre et, fantĂŽme sans os, Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ; Vous serez au foyer une vieille accroupie, Regrettant mon amour et votre fier dĂ©dain. Vivez, si mâen croyez, nâattendez Ă demain Cueillez dĂšs aujourdâhui les roses de la vie. 4 Le temps des cerises de Jean-Baptiste ClĂ©ment Quand nous en serons au temps des cerises, Et gai rossignol et merle moqueur Seront tous en fĂȘte. Les belles auront la folie en tĂȘte Et les amoureux du soleil au coeur. Quand nous en serons au temps des cerises, Sifflera bien mieux le merle moqueur. Mais il est bien court, le temps des cerises, OĂč lâon sâen va deux cueillir en rĂȘvant Des pendants dâoreilles. Cerises dâamour aux robes pareilles Tombant sous la feuille en gouttes de sang. Mais il est bien court le temps des cerises, Pendants de corail quâon cueille en rĂȘvant. Quand vous en serez au temps des cerises, Si vous avez peur des chagrins dâamour Evitez les belles. Moi qui ne crains pas les peines cruelles, Je ne vivrai pas sans souffrir un jour. Quand vous en serez au temps des cerises, Vous aurez aussi des chagrins dâamour. Jâaimerai toujours le temps des cerises Câest de ce temps-lĂ que je garde au coeur Une plaie ouverte, Et dame Fortune, en mâĂ©tant offerte, Ne saurait jamais calmer ma douleur. Jâaimerai toujours le temps des cerises Et le souvenir que je garde au coeur. 3 Voyelles de Rimbaud A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes A, noir corset velu des mouches Ă©clatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes dâombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons dâombelles ; I, pourpres, sang crachĂ©, rire des lĂšvres belles Dans la colĂšre ou les ivresses pĂ©nitentes ; U, cycles, vibrement divins des mers virides, Paix des pĂątis semĂ©s dâanimaux, paix des rides Que lâalchimie imprime aux grands fronts studieux ; O, suprĂȘme Clairon plein des strideurs Ă©tranges, Silences traversĂ©s des Mondes et des Anges â O lâOmĂ©ga, rayon violet de Ses Yeux ! 2 Premier sourire du printemps de ThĂ©ophile Gautier Tandis quâĂ leurs oeuvres perverses Les hommes courent haletants, Mars qui rit, malgrĂ© les averses, PrĂ©pare en secret le printemps. Pour les petites pĂąquerettes, Sournoisement lorsque tout dort, Il repasse des collerettes Et cisĂšle des boutons dâor. Dans le verger et dans la vigne, Il sâen va, furtif perruquier, Avec une houppe de cygne, Poudrer Ă frimas lâamandier. La nature au lit se repose ; Lui descend au jardin dĂ©sert, Et lace les boutons de rose Dans leur corset de velours vert. Tout en composant des solfĂšges, Quâaux merles il siffle Ă mi-voix, Il sĂšme aux prĂ©s les perce-neiges Et les violettes aux bois. Sur le cresson de la fontaine OĂč le cerf boit, lâoreille au guet, De sa main cachĂ©e il Ă©grĂšne Les grelots dâargent du muguet. Sous lâherbe, pour que tu la cueilles, Il met la fraise au teint vermeil, Et te tresse un chapeau de feuilles Pour te garantir du soleil. Puis, lorsque sa besogne est faite, Et que son rĂšgne va finir, Au seuil dâavril tournant la tĂȘte, Il dit » Printemps, tu peux venir ! 1 Ode Ă Cassandre de Ronsard Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avait dĂ©close Sa robe de pourpre au soleil, A point perdu cette vesprĂ©e Les plis de sa robe pourprĂ©e, Et son teint au vĂŽtre pareil. Las ! voyez comme en peu dâespace, Mignonne, elle a dessus la place, Las, las ses beautĂ©s laissĂ© choir ! Ă vraiment marĂątre Nature, Puisquâune telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir ! Donc, si vous me croyez, mignonne, Tandis que votre Ăąge fleuronne En sa plus verte nouveautĂ©, Cueillez, cueillez votre jeunesse Comme Ă cette fleur, la vieillesse Fera ternir votre beautĂ©.
RĂ©sumĂ© du document Commentaire composĂ© semi-rĂ©digĂ© sur Familiale, poĂšme de Jacques PrĂ©vert extrait du recueil Paroles. Sommaire I La monotonie d'une scĂšne familialeA. La structure rĂ©pĂ©titiveB. Le temps des verbesC. Des sonoritĂ©s semblablesII La guerre intĂ©grĂ©e et banalisĂ©eA. L'intĂ©gration par la syntaxe et les sonoritĂ©sB. La guerre naturelleC. La mort naturelle »III La dĂ©nonciation du conformismeA. L'ironie du texteB. L'absence de sentimentsC. Les questions du narrateurD. Une image inacceptable et pourtant acceptĂ©e de la vieConclusion Extraits [...] Cette banalisation est accentuĂ©e par la succession temporelle des actions guerre finie affaires vers 14-15. Sur le plan des sonoritĂ©s, la guerre est Ă©galement banalisĂ©e elle sintĂšgre au jeu d'assonances qui la rapproche des mots faire affaires opĂšre et mĂšre Le processus de banalisation passe ainsi par un double rapprochement, celui des sons, celui des actions de la vie quotidienne. La guerre naturelle La banalisation de la guerre s'exprime Ă travers le jugement qui est portĂ© sur elle par les parents. [...] [...] souligne que le fils n'a mĂȘme pas cette capacitĂ©. Ni la mort, ni le cimetiĂšre ne bouleversent leur vie aucun terme n'Ă©voque la moindre sensibilitĂ©. Les questions du narrateur Par deux fois, le texte comporte des questions vers 4,11. Leur formulation insistante conjonction de coordination Et rĂ©pĂ©tition familiĂšre du sujet le pĂšre il le pĂšre suggĂšre m'impatience du narrateur, ou son indignation devant une acceptation aussi passive de la situation. C'est une façon de souligner qu'il faudrait rompre, comme il le fait luimĂȘme, la monotonie banale d'une vie acceptĂ©e sans que les intĂ©ressĂ©s ne se posent la moindre question. [...] [...] PRĂVERT, Paroles Etude La monotonie d'une scĂšne familiale La lecture du texte laisse le lecteur sur l'impression de grande monotonie. Celle-ci provient d'une structure rĂ©pĂ©titive, des temps des verbes et des sonoritĂ©s qui reviennent d'un bout Ă l'autre du texte. La structure rĂ©pĂ©titive ComposĂ© de vers irrĂ©guliers, le poĂšme est construit sur une Ă©numĂ©ration d'actions, chacune Ă©tant exprimĂ©e par un vers d'une structure semblable - sujet la mĂšre le fils elle il le pĂšre - verbe - complĂ©ment d'objet direct On remarque que les sujets sont constituĂ©s par les personnages, tantĂŽt seuls, tantĂŽt ensemble le pĂšre et la mĂšre, qu'ils sont parfois remplacĂ©s par des pronoms. [...] [...] L'intĂ©gration par la syntaxe et les sonoritĂ©s La guerre n'est Ă aucun moment prĂ©sentĂ©e comme quelque chose d'anormal. Dans les phrases, elle est en effet mise sur le mĂȘme plan que d'autres occupations anodines. En partenariat avec Le mot guerre est complĂ©ment du verbe faire comme tricot ou affaires Un peu plus loin, il est sujet du verbe continuer comme les mots mĂšre et pĂšre Les actions exprimĂ©es se trouvent souvent prĂ©sentĂ©es comme indissociables de la vie familiale. Dans la rĂ©partition des occupations, la guerre occupe la mĂȘme place que le tricot ou les affaires. [...] [...] Familiale est un poĂšme Ă la fois d'apparence enfantine et de tonalitĂ© tragique une maniĂšre trĂšs directe et trĂšs Ă©mouvante de dĂ©noncer l'horreur de la guerre. La guerre n'est pas prĂ©sentĂ©e sous sa forme violente. Elle n'est est pas moins dĂ©noncĂ©e avec force comme une rĂ©alitĂ© banalisĂ©e par la complicitĂ© coupable de ceux qui la considĂšrent comme normale. On peut rapprocher ce texte du poĂšme Barbara de PrĂ©vert. Ce poĂšme dĂ©nonce Ă©galement de maniĂšre enfantine et Ă l'aide d'un registre tragique et Ă©mouvant l'horreur de la guerre, sans prendre parti pour un camp. [...]
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On croit que câest facile de ne rien faire du tout au fond câest difficile câest difficile comme tout il faut passer le temps câest tout un travail il faut passer le temps câest un travail de titan Ah ! du matin au soir je ne faisais rien rien ah ! quelle drĂŽle de chose du matin au soir du soir au matin je faisais la mĂȘme chose rien ! je ne faisais rien jâavais les moyens ah ! quelle triste histoire jâaurais pu tout avoir oui ce que jâaurais voulu si je lâavais voulu je lâaurais eu mais je nâavais envie de rien rien Un jour pourtant je vis un chien ce chien qui me plut je lâeus câĂ©tait un grand chien un chien de berger mais la pauvre bĂȘte comme elle sâennuyait sâennuyait dâ son maĂźtre un vieil Ecossais jâai achetĂ© son maĂźtre jâavais les moyens ah ! quel drĂŽle dâĂ©cho oh ! ' quel drĂŽle dâĂcossais câĂ©tait que le berger de mon chien toute la journĂ©e il pleurait toute la nuit il sanglotait ah ! câĂ©tait tout Ă fait insensĂ© lâEcossais dĂ©pĂ©rissait il ne voulait rien entendre il parlait mĂȘme de se pendre Jâaime mieux mes moutons chantait-il en Ă©cossais et le chien aboyait en lâentendant chanter jâavais les moyens jâachetai les moutons je les mis dans mon salon alors ils broutĂšrent mes tapis et puis ils crevĂšrent dâennui et dans la tombe lâĂcossais les suivit ah ! et le chien aussi Câest alors que je partis en croisiĂšre Pour-me-calmer-me8-petits-nerfs.
NĂ© dâun montage de Paroles, Spectacle, Choses et autres et Imaginaires de Jacques PrĂ©vert et de LâAfricain de J-MG Le ClĂ©zio, ce spectacle pĂ©tillant nous entraĂźne dans lâhistoire dâune jeune fille, ses souvenirs, ses doutes et ses confessions⊠Le rĂ©alisme et le concret de J-MG Le ClĂ©zio viennent Ă la fois rompre et soutenir le burlesque, lâhumour et la fantaisie de PrĂ©vert qui joue avec les mots, les attrape et sâen amuse, les associant, les opposant, les dĂ©tournant et les faisant sonner les uns contre les autres. Deux auteurs, deux styles et deux comĂ©diennes sur scĂšne pour essayer dâĂȘtre heureux, ne serait-ce que pour donner lâexemple » comme disait Jacques PrĂ©vert. Les mots de Jacques PrĂ©vert et de J-MG Le ClĂ©zio pour cĂ©lĂ©brer la vie et lâamour ! NOTE DE MISE EN SCĂNE, Eglantine Perreau et Apolline Bercholz. Notre attachement Ă la poĂ©sie de PrĂ©vert en est Ă lâorigine son style iconoclaste, joyeux et violent parfois, ses paroles, traversent le temps et les gĂ©nĂ©rations. Il Ă©crit comme il parle et câest pourquoi ses histoires sont si belles et vraies. Il nous tient Ă cĆur dâaborder des sujets dont lâĂ©cho rĂ©sonne en chacun de nous. Une fois assemblĂ©s, ces extraits de textes retracent une gĂ©ographie intĂ©rieure. Notre choix sâest portĂ© sur ces deux auteurs au style si diffĂ©rent. Le dĂ©coupage du texte a Ă©tĂ© rĂ©flĂ©chi de façon Ă suivre lâhistoire dâune jeune fille. Elle raconte ses aventures de vie, ses aborde le sujet de la famille, de lâabandon, son enfance, ses joies et ses dĂ©tresses, avec des surgissements de pensĂ©s, des doutes et des deux incarnons cette jeune fille. Par ce choix, transparait la complexitĂ© et les contradictions dâun ĂȘtre humain. Bien que complices, dĂ©saccords et conflits intĂ©rieurs surviennent. Câest une parole commune qui est entendue; Ă certains moments nos deux voix se rejoignent et ne font quâune, pour ensuite se sĂ©parer. La musique, Ă laquelle nous accordons une grande importance accompagne le texte. Aussi bien du Mozart et du Mendelssohn que du Gipsy Kings. La musique est la vapeur de lâart. Elle est Ă la poĂ©sie ce que la rĂȘverie est Ă la pensĂ©e, ce que le fluide est au liquide, ce que lâocĂ©an des nuĂ©es est Ă lâocĂ©an des ondes. » Victor Hugo LES AUTEURS, Jacques PrĂ©vert et J-MG Le ClĂ©zio. JACQUES PRĂVERT Il y a sur cette terre des gens qui sâentre-tuent. Câest pas gai, je sais. Il y a aussi des gens qui sâentre-vivent. Jâirai les rejoindre » Jacques PrĂ©vert est un poĂšte et scĂ©nariste français. Son premier grand succĂšs est le recueil de poĂšmes, âParolesâ. Il devient un poĂšte populaire grĂące Ă son langage familier et Ă ses jeux de mots. Ses poĂšmes sont appris dans les Ă©coles par nombre de petits français. En 1925, il participe au mouvement surrĂ©aliste oĂč il y rencontre Marcel Duchamp, Raymond Queneau, Yves Tanguy et AndrĂ© Breton, et bien dâautres encore. Son engagement politique est trĂšs marquĂ©. SurrĂ©aliste inclassable, certains nâhĂ©sitent pourtant pas Ă le rattacher au courant libertaire. Cet engagement est Ă lâorigine de belles rĂ©ussites mais aussi dâĂ©checsâŠUne anecdote⊠Le 12 octobre 1948, Ă Paris, lors dâune interview, il tombe dâune porte-fenĂȘtre et reste plusieurs jours dans le coma. Pierre BergĂ© qui passait par lĂ en a Ă©tĂ© tĂ©moin, le jour mĂȘme de sa toute premiĂšre arrivĂ©e dans la capitale, alors quâil se promenait sur les Champs-ĂlysĂ©es. J-MG LE CLĂZIO âPar le langage, lâhomme sâest fait le plus solitaire des ĂȘtres du monde, puisquâil sâest exclu du silence.âJean-Marie Gustave Le ClĂ©zio, est un Ă©crivain de nationalitĂ©s française et mauricienne. Il est nĂ© dans une famille bretonne son nom signifie les enclos» en breton. Son pĂšre est mĂ©decin de brousse en Afrique. Il sâagit dâailleurs de son histoire et de sa relation avec son fils dans le roman lâAfricain ». Le fameux. Il est donc au long de sa carriĂšre influencĂ© par ses origines familiales, par ses voyages et par son goĂ»t marquĂ© pour les cultures amĂ©rindiennes. Dans certains de ses romans, Le ClĂ©zio laisse une large part Ă lâonirisme et au mythe ; dâautres traitent de sujets plus personnels et sont autobiographiques. Il est lâauteur dâune quarantaine dâouvrages, romans, contes, nouvelles et essais. La contestation est un caractĂšre permanent dans son petits plus⊠Le prix Nobel de littĂ©rature lui est dĂ©cernĂ© en 2008 pour lâensemble de son Ćuvre. Jean-Marie Gustave Le ClĂ©zio est nommĂ© officier de la LĂ©gion dâhonneur le 1er janvier 2009. Il vit en Chine aprĂšs avoir vĂ©cu au nouveau Mexique Etats-Unis. Ses parents, Raoul et Simone, sont cousins. LES COMĂDIENNES, Eglantine Perreau et Apolline Bercholz. EGLANTINE PERREAU AprĂšs avoir passĂ© son Bac LittĂ©raire en spĂ©cialisation Arts Plastiques, Eglantine intĂšgre le cursus professionnel des Cours Florent quâelle complĂšte avec un cursus dâActing in English et des cours dâimprovisation. En 2018 elle participe Ă la crĂ©ation du Temps des Fleurs » Ă©crite et mise en scĂšne par JosĂ©phine Ancian. Elle monte aussi sa premiĂšre piĂšce Le temps qui nous sĂ©pare de la foudre » créée Ă partir de textes de Jacques PrĂ©vert et JMG Le ClĂ©zio, qui voit le jour au sein des Cours Florent. Dans la foulĂ©e, elle dĂ©croche le premier rĂŽle dâun long mĂ©trage Poetry lâenfant soir », rĂ©alisĂ© par Clothilde Leclerc. Elle participe Ă©galement Ă la crĂ©ation Bonnet dâĂąme », librement adaptĂ©e du roman Chagrin dâĂ©cole » de Daniel Pennac, mise en scĂšne par PĂ©tronille de Saint Rapt au Teatro Da Barraca, Ă Lisbonne dans le cadre de la premiĂšre Ă©dition du Festival des Caravelles dâAutomnes. APOLLINE BERCHOLZ AprĂšs avoir passĂ© son bac littĂ©raire en spĂ©cialisation théùtre, Apolline intĂšgre le cursus professionnel des Cours Florent, quâelle complĂšte avec une formation de masque. En 2017, elle joue dans les sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es Charon, rĂ©alisĂ©e par FrĂ©dĂ©ric Schoendoerffer et Maman a tort de François Velle. Puis, en 2018, elle monte son premier spectacle Les Suppliantes dâEschyle dans lequel elle tient le premier rĂŽle. Avec ce rĂŽle elle gagnera le Jacques de la meilleure actrice. Dans le mĂȘme temps, elle accompagne Eglantine Perreau dans sa premiĂšre crĂ©ation Le temps qui nous sĂ©pare de la Foudre ». En 2018 et 2019, elle rejoint plusieurs tournages de sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es France 3, notamment Candice Renoir rĂ©alisĂ© par JĂ©rĂŽme Rafalovicz, Tandem, rĂ©alisĂ© par Corinne Bergas, ainsi quâun tĂ©lĂ©film Lâaigle de sang» rĂ©alisĂ© par Christophe Douchand. Dans la foulĂ©e, elle suit une stage intensif Ă lâESTBA, Ă©cole supĂ©rieure de théùtre de Bordeaux Aquitaine sous la direction de Franck Manzoni. Enfin, elle rĂ©alise son premier court-mĂ©trage Je suis un bar clandestin » dans le cadre du Nikon Film Festival en 2020.
texte de jacques prévert sur le temps qui passe